Nécessité d’une réforme radicale
Le Cameroun ne s’en sortira pas sans une réforme radicale de la forme de l’État. Afin de relâcher la pression tribaliste, fédéralisation ou régionalisation sont inévitables. Il en est de même de la réforme de la loi électorale, de la justice, de l’élargissement des pouvoirs du Parlement et de la mise en place d’autres institutions indépendantes susceptibles d’approfondir la démocratie.
Le passage à l’État de droit exige par ailleurs la mise en place d’une charte des droits et des libertés, la protection et la défense des droits des femmes et des minorités, la promotion du plurilinguisme et du multiculturalisme. Un renforcement drastique des pouvoirs conférés aux agences chargées de la lutte contre la corruption, les détournements massifs et la criminalité en général est impératif, de même que la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans, renouvelable une seule fois.
Si l’opposition camerounaise, toutes tendances confondues, ne peut pas se mettre d’accord sur un tel programme minimum, qui aurait pour objectif une refonte fondamentale du système politique camerounais suivie d’élections libres et indépendantes, alors elle n’est pas crédible ».
Le Cameroun ne s’en sortira pas sans une réforme radicale de la forme de l’État. Afin de relâcher la pression tribaliste, fédéralisation ou régionalisation sont inévitables. Il en est de même de la réforme de la loi électorale, de la justice, de l’élargissement des pouvoirs du Parlement et de la mise en place d’autres institutions indépendantes susceptibles d’approfondir la démocratie.
Le passage à l’État de droit exige par ailleurs la mise en place d’une charte des droits et des libertés, la protection et la défense des droits des femmes et des minorités, la promotion du plurilinguisme et du multiculturalisme. Un renforcement drastique des pouvoirs conférés aux agences chargées de la lutte contre la corruption, les détournements massifs et la criminalité en général est impératif, de même que la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans, renouvelable une seule fois.
Si l’opposition camerounaise, toutes tendances confondues, ne peut pas se mettre d’accord sur un tel programme minimum, qui aurait pour objectif une refonte fondamentale du système politique camerounais suivie d’élections libres et indépendantes, alors elle n’est pas crédible ».

