La décision de la haute chambre de rejeter systématiquement tous les recours sans accorder de l’importance aux procès-verbaux brandit par l’opposition, a entaché la crédibilité et la transparence du scrutin du 07 octobre 2018, selon Mgr Samuel Kleda
« Les mots « rejeté et irrecevable » voilà ce que la majorité de la population a retenu de ces audiences. On devrait examiner en profondeur les requêtes de l’opposition. Il y a par exemple ce recours du candidat Joshua Osih concernant l’organisation des élections dans des régions anglophones en crise. Une situation qui menace l’Unité de notre pays » constate le prélat.
Monseigneur Kleda se dit par ailleurs surpris par le score très élevé (89%) du président sortant à l’Extrême-Nord, une Région particulièrement marquée par la pauvreté et les affres de la guerre contre Boko Haram. « La pauvreté est partout là -bas. Qu’on nous dise que ces gens ont voté pour ceux qui les dirigent à 89 %, ça pose sérieusement un problème » s’étonne le successeur de Cardinal Christian Tumi à la tête de l’archidiocèse de Douala.
Il s’est aussi montré intrigué par la performance du candidat du RDPC, parti au pouvoir, au Sud-Ouest et Nord-Ouest, deux Régions en proie à une grave crise de sécession. « Ces Régions se sont presque vidées de leurs populations à cause de l’insécurité. Les candidats n’ont pas pu faire campagne là -bas. Alors, tous les pourcentages qu’on annonce sortent d’où ?» s’interroge le prêtre. Le Conseil constitutionnel a déclaré que Paul Biya, le vainqueur a récolté 81% dans la Région du Nord-Ouest et 77 % dans la Région du Sud-Ouest.
D’une manière générale, le prélat estime qu’avec le code électoral actuel, il est impossible d’organiser une élection crédible. « Il est bon de revoir le code électoral. Même s’il faut reporter à plus loin les prochaines échéances et revoir le code électoral, je crois que le Cameroun devrait s’engager dans cette voie-là . Pour que tous ceux qui vont aux élections aient tous, la même chance »
Le président en exercice de la conférence épiscopale nationale du Cameroun a conclu son échange avec la presse en appelant la population à éviter tout recours à la violence pour résoudre des revendications de droit»
« Les mots « rejeté et irrecevable » voilà ce que la majorité de la population a retenu de ces audiences. On devrait examiner en profondeur les requêtes de l’opposition. Il y a par exemple ce recours du candidat Joshua Osih concernant l’organisation des élections dans des régions anglophones en crise. Une situation qui menace l’Unité de notre pays » constate le prélat.
Monseigneur Kleda se dit par ailleurs surpris par le score très élevé (89%) du président sortant à l’Extrême-Nord, une Région particulièrement marquée par la pauvreté et les affres de la guerre contre Boko Haram. « La pauvreté est partout là -bas. Qu’on nous dise que ces gens ont voté pour ceux qui les dirigent à 89 %, ça pose sérieusement un problème » s’étonne le successeur de Cardinal Christian Tumi à la tête de l’archidiocèse de Douala.
Il s’est aussi montré intrigué par la performance du candidat du RDPC, parti au pouvoir, au Sud-Ouest et Nord-Ouest, deux Régions en proie à une grave crise de sécession. « Ces Régions se sont presque vidées de leurs populations à cause de l’insécurité. Les candidats n’ont pas pu faire campagne là -bas. Alors, tous les pourcentages qu’on annonce sortent d’où ?» s’interroge le prêtre. Le Conseil constitutionnel a déclaré que Paul Biya, le vainqueur a récolté 81% dans la Région du Nord-Ouest et 77 % dans la Région du Sud-Ouest.
D’une manière générale, le prélat estime qu’avec le code électoral actuel, il est impossible d’organiser une élection crédible. « Il est bon de revoir le code électoral. Même s’il faut reporter à plus loin les prochaines échéances et revoir le code électoral, je crois que le Cameroun devrait s’engager dans cette voie-là . Pour que tous ceux qui vont aux élections aient tous, la même chance »
Le président en exercice de la conférence épiscopale nationale du Cameroun a conclu son échange avec la presse en appelant la population à éviter tout recours à la violence pour résoudre des revendications de droit»

