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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eva Eva a écrit le 29 octobre 2018 à 11h20
En l'espèce, le Conseil constitutionnel aurait dû commencer par demander au MRC (le parti politique qui a investi Maurice Kamto, ndlr) de soumettre les preuves de ses allégations, puis il aurait incombé au RDPC (parti politique au pouvoir qui a investi Paul Biya) et à Elecam (organisateur du scrutin) de produire la preuve contraire. Il devait ensuite demander à Elecam de fournir les PV souches de ses travaux, ceux directement sortis des urnes, ainsi que les feuilles d'émargement des électeurs. Étant donné que l'authenticité des PV soumis par Elecam a été fortement mise en cause par le MRC, il aurait dû faire une comparaison, recourir si possible à l'expertise afin d'accéder à la vérité. Il n'a rien fait de tout ceci, se contentant de dire que le MRC n'a pas établi la preuve, donc a succombé à la charge de la preuve. Au regard des règles de fonctionnement de la charge de la preuve rappelées plus haut ainsi que du rôle du juge à cet égard, il convient de dire que le Conseil constitutionnel a erré.

Que chacun se fasse donc une idée sur la victoire de Paul Biya sur la base des PV douteux ou comme le dit Me Michelle Ndoki, les « faux PV ».

* Tchakounte Kemayou, Chercheur et doctorant en sociologie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Douala.
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