LETTRE OUVERTE À SISMONDI TAFOUENDON
Je me demande pourquoi il faut que je t'adresse cette lettre ? Oui pourquoi ? La mérites-tu? Je ne me suis jamais interressé au moindre de tes articles. Tu ne nieras pas çà car jamais tu n'as vu mon nom sous le moindre de ces chiffons que tu rédiges si élégamment au quotidien et qui t'ont aidé à faire un nom. Le peu de vomissures qu'on m'a rapportées de toi m'a permis de comprendre un certain nombre de chose. Mais l'objet de cette lettre n'a rien à voir avec tout çà , non. Si j'écris cette lettre à ton endroit c'est essentiellement pour te remercier, ainsi que nos nombreux frères bamileke qui combattent Maurice Kamto au quotidien. Et quand je décline ainsi ta véritable identité je ne comprends pas pourquoi tu es tout de suite dans tes mauvais états. Est-ce un crime que d'être bamileke ? Pourquoi as-tu honte de ton nom? Honte de tes origines ? Toi qui as eu la chance de naître dans l'un des départements les plus riches du Cameroun au moins en terme de ressources humaines ? Pourquoi as-tu honte de tes origines Batcham? Il doit bien y avoir une raison noon? Pourquoi passes-tu pour être un fils bassa alors que tu est un enfant du Bamboutos? Qu'est-ce qui cache ce refoulement identitaire ?
Il se raconte des choses. Deux versions m'ont été confiées et je voudrai avoir la tienne, juste pour mieux comprendre. En attendant voici ce qu'on dit:
-- on dit que tu as changé ton nom pour te faire oublier par tes anciens camarades de classes et tes enseignants qui connaissent la vérité sur ton vrai niveau intellectuel, toi que la nature n'a pas béni d'une intelligence qualitative. On raconte que sur les sentiers de ta médiocrité au lycée bilingue de Mbouda tu étais constamment la lanterne rouge de tes classes que tu reprenais au moins une fois comme dernier et avançait vers une autre grâce au miracle des "09 forts"; que tes copies, toutes épreuves confondues, étaient toujours remises en dernières selon ce rang que tu méritais bien. Après toi il n'y avait jamais personne d'autres. Après toi il y'avait toujours un concert époustouflant de rires narquois. On raconte que c'est la 1ere A4 espagnole qui t'a le plus troublé. Tu y as passé 5ans, un peu plus qu'en troisième et en terminale. On veut bien douter de ceci jusqu'à ce qu'on tombe sur l'une de tes copies ou que l'on lit un texte de toi. Tu n'as jamais été au dessus de la
Je me demande pourquoi il faut que je t'adresse cette lettre ? Oui pourquoi ? La mérites-tu? Je ne me suis jamais interressé au moindre de tes articles. Tu ne nieras pas çà car jamais tu n'as vu mon nom sous le moindre de ces chiffons que tu rédiges si élégamment au quotidien et qui t'ont aidé à faire un nom. Le peu de vomissures qu'on m'a rapportées de toi m'a permis de comprendre un certain nombre de chose. Mais l'objet de cette lettre n'a rien à voir avec tout çà , non. Si j'écris cette lettre à ton endroit c'est essentiellement pour te remercier, ainsi que nos nombreux frères bamileke qui combattent Maurice Kamto au quotidien. Et quand je décline ainsi ta véritable identité je ne comprends pas pourquoi tu es tout de suite dans tes mauvais états. Est-ce un crime que d'être bamileke ? Pourquoi as-tu honte de ton nom? Honte de tes origines ? Toi qui as eu la chance de naître dans l'un des départements les plus riches du Cameroun au moins en terme de ressources humaines ? Pourquoi as-tu honte de tes origines Batcham? Il doit bien y avoir une raison noon? Pourquoi passes-tu pour être un fils bassa alors que tu est un enfant du Bamboutos? Qu'est-ce qui cache ce refoulement identitaire ?
Il se raconte des choses. Deux versions m'ont été confiées et je voudrai avoir la tienne, juste pour mieux comprendre. En attendant voici ce qu'on dit:
-- on dit que tu as changé ton nom pour te faire oublier par tes anciens camarades de classes et tes enseignants qui connaissent la vérité sur ton vrai niveau intellectuel, toi que la nature n'a pas béni d'une intelligence qualitative. On raconte que sur les sentiers de ta médiocrité au lycée bilingue de Mbouda tu étais constamment la lanterne rouge de tes classes que tu reprenais au moins une fois comme dernier et avançait vers une autre grâce au miracle des "09 forts"; que tes copies, toutes épreuves confondues, étaient toujours remises en dernières selon ce rang que tu méritais bien. Après toi il n'y avait jamais personne d'autres. Après toi il y'avait toujours un concert époustouflant de rires narquois. On raconte que c'est la 1ere A4 espagnole qui t'a le plus troublé. Tu y as passé 5ans, un peu plus qu'en troisième et en terminale. On veut bien douter de ceci jusqu'à ce qu'on tombe sur l'une de tes copies ou que l'on lit un texte de toi. Tu n'as jamais été au dessus de la

