« Au Cameroun, la fausse victoire de Paul Biya met en péril la cohésion nationale »
Des chercheuses et actrices de la société civile craignent qu’avec la réélection du chef de l’Etat, le pays soit « maintenu dans un état de tension sociale et politique permanente ».
Par Collectif
LE MONDE Le 26.10.2018 Ã 16h16
Le président camerounais, Paul Biya, accompagné par sa femme, Chantal, à Maroua, le 22 octobre 2018.
Tribune. L’élection présidentielle du 7 octobre au Cameroun a été l’occasion de prolonger et de consolider le malaise camerounais. Alors même qu’elle a capté l’essentiel de l’attention publique ces dernières semaines, elle se clôt sur un résultat sans surprise. Paul Biya reconduit à la tête de l’Etat, c’est le signe que le pays sera maintenu dans un état de tension sociale et politique permanente. Ceci d’autant plus que l’âge avancé du président pose avec acuité la question de l’inévitable succession à la tête de l’Etat.
Durant ses trente-six années de règne, les conditions de vie des Camerounais se sont dégradées avec une constance inquiétante. L’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé ou encore à l’éducation reste un défi dans les zones urbaines comme rurales. Et sur les plans politique et sécuritaire, la stabilité du pays est plutôt précaire du fait de la lutte contre les incursions de Boko Haram dans le Nord et encore plus de la guerre qui sévit depuis plusieurs mois dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le bilan de ce régime est désastreux, nous sommes au bord de l’implosion.
Des chercheuses et actrices de la société civile craignent qu’avec la réélection du chef de l’Etat, le pays soit « maintenu dans un état de tension sociale et politique permanente ».
Par Collectif
LE MONDE Le 26.10.2018 Ã 16h16
Le président camerounais, Paul Biya, accompagné par sa femme, Chantal, à Maroua, le 22 octobre 2018.
Tribune. L’élection présidentielle du 7 octobre au Cameroun a été l’occasion de prolonger et de consolider le malaise camerounais. Alors même qu’elle a capté l’essentiel de l’attention publique ces dernières semaines, elle se clôt sur un résultat sans surprise. Paul Biya reconduit à la tête de l’Etat, c’est le signe que le pays sera maintenu dans un état de tension sociale et politique permanente. Ceci d’autant plus que l’âge avancé du président pose avec acuité la question de l’inévitable succession à la tête de l’Etat.
Durant ses trente-six années de règne, les conditions de vie des Camerounais se sont dégradées avec une constance inquiétante. L’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé ou encore à l’éducation reste un défi dans les zones urbaines comme rurales. Et sur les plans politique et sécuritaire, la stabilité du pays est plutôt précaire du fait de la lutte contre les incursions de Boko Haram dans le Nord et encore plus de la guerre qui sévit depuis plusieurs mois dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le bilan de ce régime est désastreux, nous sommes au bord de l’implosion.

