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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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manoma manoma a écrit le 5 septembre 2005 à 19h52
Le Cameroun reste lemaître

Un triplé de Webo a eu raison d’Ivoiriens trahis par leur défense et qui voient s’échapper la qualification pour la Coupe du monde.

ABIDJAN – de notre envoyé spécial

CE FUT UN SILENCE total au bout d’une journée de fête. Une détresse incroyable envahissait le stade Houphouët- Boigny comme si un linceul s’était posé sur l’enceinte. Sur la pelouse, les Camerounais s’embrassaient, se congratulaient avant de repartir très vite prendre un avion pour Yaoundé. Les Ivoiriens, battus sur le fil (3-2), étaient depuis longtemps en train de pleurer dans leur vestiaire. Ils espéraient tellement remporter ce match, donner à leur peuple une victoire pour rêver, pour aider à réconcilier le pays coupé en deux, qu’ils restaient longtemps entre eux, à ressasser cette douleur omniprésente.
Plus de deux heures après le match, les scènes marquaient une desolation certaine. Arouna Koné gardait les écouteurs sur les oreilles, perdus dans sonmonde, Didier Drogba marchait sans but, le regard ailleurs,
Emerse Faé et Baky Koné étaient assis dans le couloir, incapables de prononcer le moindre mot.
Henri Michel promenait lui aussi des yeux rougis. Aux alentours du stade, c’était un désert total. Les gens craignaient des incidents : il n’en était rien et le public, parfait jusqu’au bout, était parti cacher sa tristesse dans l’intimité.
A cinq minutes de la fin, pourtant, les Ivoiriens tenaient encore un nul qui pouvait leur donner unavantage suffisant
pour espérer aller en Allemagne jouer la Coupe du monde. C’était compter sans les Camerounais, déterminés, sûrs de leur force, et surtout sur Webo, auteur d’un triplé, qui venait reprendre de la tête un coup franc de Geremi sur le poteau.

Drogba trop seul
Le Cameroun, leader de son groupe avec un point d’avance sur la Côte d’Ivoire, s’est ouvert la voie d’un inquième mondial consécutif. Il faudra encore battre l’Egypte. « Mais ce n’est pas encore fait, disait Artur Jorge. On a fait un pas mais ce ne sera pas facile. » Le technicien portugais sait que les Egyptiens avaient mené 3-0 contre les Camerounais au Caire (score final 3-2). Mais les Lions indomptables n’ont plus le même entraîneur, plus le même esprit, plus la même volonté. Ils n’avaient pas peur de ce rendez vous loin de chez eux et, sans être géniaux, ils ont su profiter des erreurs de l’adversaire et de la crainte qu’ils inspiraient. Sous les yeux de Yannick Noah, ils ont très vite investi le milieu et empêché les Ivoiriens de se mont
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