hristian Marcel
1 hr
LCCLC : De la pénalisation du militantisme dans les rangs du MRC.
Durant mon séjour carcéral dans les geôles de la police judiciaire du littoral, j'ai appris avec stupéfaction qu'une guerre civile est inévitable dans notre pays. Nous sommes assis sur un cratère en voie de maturation.
Suivez ce brief échange entre un haut gradé du corps de la police camerounaise et moi.
Lui : Mon fils, la direction des renseignements généraux te présente comme un brillant garçon à un avenir radieux. Que fais-tu dans le MRC?
Moi : J'y suis par conviction mon commissaire
Lui : Qui vous a trompé? Jamais un bamiléké ne sera jamais au pouvoir dans ce pays. Nous avons reçu les instructions de mater toute personne qui y contreviendrait
Moi : On contrevient à une règle établie par des instruments légaux et juridiques. Quelles est cette loi qui interdit à un Bamiléké de l'être?
Lui : Tout n'est pas que règle. La preuve, vous voilà coffrés
Moi : Que nous reprochez-vous monsieur le Commissaire?
Lui : D'être allé marcher au compte du MRC
Moi : Mon commissaire, cette marche, quoique interdite a été initiée par l'honorable Jean Michel Nintcheu. Lui n'est pas militant du MRC
Lui : Peu importe. Il est bamiléké et tout ce qui est bamiléké est désormais considéré comme une émanation du MRC à tort ou à raison
Moi : C'est regrettable que la police s'y mêle. Pensez-vous aux conséquences futures d'une telle manipulation?
Lui : Je connais Kamto comme brillant enseignant et haut juriste. Je connais Fogue Alain pour avoir été mon enseignant. Très brillant. Mais qu'ils oublient leurs prétentions politiques. C'est la force de l'expérience que nous connaissons et sachez le une fois pour toute
Moi : Monsieur le Commissaire, c'est grave ce que vous dites. Je suis actuellement avec un camarde qui est Banen mais lui est militant convaincu du MRC
Lui : il ne sait pas ce qu'il fait. Sa place n'est pas chez vous. Nous y veillerons
Moi : En tout cas je vous souhaite bonne chance mon commissaire
Lui : En tant que grand frère, je te conseille de quitter ce parti et à penser à ton avenir et celui de ta progéniture. Tu es marié non?
Moi : Silence
Lui : Tu es marié mon fils? Tu as les enfants?
Moi : Oui Monsieur le Commissaire. Mais merci pour vos précieux conseils
Lui : Vous serez déférés devant le procureur de la république et vous irez en prison. Pe
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LCCLC : De la pénalisation du militantisme dans les rangs du MRC.
Durant mon séjour carcéral dans les geôles de la police judiciaire du littoral, j'ai appris avec stupéfaction qu'une guerre civile est inévitable dans notre pays. Nous sommes assis sur un cratère en voie de maturation.
Suivez ce brief échange entre un haut gradé du corps de la police camerounaise et moi.
Lui : Mon fils, la direction des renseignements généraux te présente comme un brillant garçon à un avenir radieux. Que fais-tu dans le MRC?
Moi : J'y suis par conviction mon commissaire
Lui : Qui vous a trompé? Jamais un bamiléké ne sera jamais au pouvoir dans ce pays. Nous avons reçu les instructions de mater toute personne qui y contreviendrait
Moi : On contrevient à une règle établie par des instruments légaux et juridiques. Quelles est cette loi qui interdit à un Bamiléké de l'être?
Lui : Tout n'est pas que règle. La preuve, vous voilà coffrés
Moi : Que nous reprochez-vous monsieur le Commissaire?
Lui : D'être allé marcher au compte du MRC
Moi : Mon commissaire, cette marche, quoique interdite a été initiée par l'honorable Jean Michel Nintcheu. Lui n'est pas militant du MRC
Lui : Peu importe. Il est bamiléké et tout ce qui est bamiléké est désormais considéré comme une émanation du MRC à tort ou à raison
Moi : C'est regrettable que la police s'y mêle. Pensez-vous aux conséquences futures d'une telle manipulation?
Lui : Je connais Kamto comme brillant enseignant et haut juriste. Je connais Fogue Alain pour avoir été mon enseignant. Très brillant. Mais qu'ils oublient leurs prétentions politiques. C'est la force de l'expérience que nous connaissons et sachez le une fois pour toute
Moi : Monsieur le Commissaire, c'est grave ce que vous dites. Je suis actuellement avec un camarde qui est Banen mais lui est militant convaincu du MRC
Lui : il ne sait pas ce qu'il fait. Sa place n'est pas chez vous. Nous y veillerons
Moi : En tout cas je vous souhaite bonne chance mon commissaire
Lui : En tant que grand frère, je te conseille de quitter ce parti et à penser à ton avenir et celui de ta progéniture. Tu es marié non?
Moi : Silence
Lui : Tu es marié mon fils? Tu as les enfants?
Moi : Oui Monsieur le Commissaire. Mais merci pour vos précieux conseils
Lui : Vous serez déférés devant le procureur de la république et vous irez en prison. Pe

