, ooh ils sont très nombreux. Je ne veux pas parler de Bibi Ngota, de Njawe et des autres, des neufs disparus de Bépanda ou encore des deux centaines de morts de la grève de 2008, des milliers de cadavres de nos frères anglophones ou de l'assassinat de Mgr Bala. Toute. . . une vie, un règne bâti sur un promontoire de cadavres maquillé avec des artifices aux couleurs de la démocratie ; multipartisme fabriqué : 500 partis de l'opposition mais un seul réel opposant, liberté illusoire de la presse, liberté illusoire d'expression, liberté illusoire de manifestation, démocratie mon gros oeil!
On vous frappe avec un tissu dans la bouche pour vous empêcher de crier mais là n'est pas le plus dur. Le plus dur, oui, le plus dur c'est justement d'avoir des yeux largement ouverts obligés regarder un peuple se satisfaire de sa propre misère, de ses propres souffrances. On viole une enfant, des gens applaudissent, d'autres s'en moquent ; on assassine un évêque ça n'émeut personne ; on emprisonne innocemment des gens et vous voyez des cancres qui s'en délectent, ô turpitude !
Comment fait-on pour s'adapter à une société profondément malade? Des gens dépensent des sommes faramineuses d'argent tous les mois pour soigner leurs propres mamans, grands mamans, grand-pères de 86ans, parfois moins, qui chient sur elles, pissent sur elles, ne distinguent plus rien, ne se souviennent plus de rien, arrivent à s'exprimer à peine, mais ce sont les mêmes qui au quotidien se battent pour nous imposer à la tête de notre pays un homme du même âge que leur maman, que leur papa ou grand!
On vous frappe avec un tissu dans la bouche pour vous empêcher de crier mais là n'est pas le plus dur. Le plus dur, oui, le plus dur c'est justement d'avoir des yeux largement ouverts obligés regarder un peuple se satisfaire de sa propre misère, de ses propres souffrances. On viole une enfant, des gens applaudissent, d'autres s'en moquent ; on assassine un évêque ça n'émeut personne ; on emprisonne innocemment des gens et vous voyez des cancres qui s'en délectent, ô turpitude !
Comment fait-on pour s'adapter à une société profondément malade? Des gens dépensent des sommes faramineuses d'argent tous les mois pour soigner leurs propres mamans, grands mamans, grand-pères de 86ans, parfois moins, qui chient sur elles, pissent sur elles, ne distinguent plus rien, ne se souviennent plus de rien, arrivent à s'exprimer à peine, mais ce sont les mêmes qui au quotidien se battent pour nous imposer à la tête de notre pays un homme du même âge que leur maman, que leur papa ou grand!

