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Eva Eva a écrit le 20 octobre 2018 à 15h57
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28/02/2018
Jacques Fame Ndongo: «Le Cameroun n'est pas l'enfer que l'on présente, au contraire»
Par Christophe Boisbouvier





Au Cameroun, la campagne de la présidentielle d'octobre 2018 est lancée. Ce début de semaine sur RFI, vous avez pu entendre deux candidats de l'opposition, maître Akere Muna de la Plateforme pour une nouvelle République et Joshua Osih du Social democratic front (SDF). Aujourd'hui, Paul Biya contre-attaque. Officiellement, le président sortant n'est toujours pas candidat, mais il commence à sortir du bois. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, est au Bureau politique du parti au pouvoir le Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Il est aussi secrétaire à la communication du RDPC. En ligne de Yaoundé, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

Sept mois avant le scrutin, on est déjà en campagne. Et le candidat Akere Muna affirme : « Le sang est versé partout au Cameroun. Le système de santé est catastrophique. La corruption remonte et le pays est pris en otage par quelques oligarques »…

Jacques Fame Ndongo : Oui, c’est de bonne guerre qu’un candidat à la présidentielle soit quelque peu catastrophiste. Mais je puis dire que le Cameroun vit dans la paix. Les hôpitaux fonctionnent normalement et il y en a de plus en plus. Le système éducatif marche très bien. La corruption, il faut quantifier la corruption. Il faut pouvoir avoir des critères objectifs, mais je dirais que le Cameroun, ce n’est pas l’enfer que l’on présente. Au contraire.

Donc sur la corruption, vous reconnaissez qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire ?

Le chef de l’Etat lui-même reconnait qu’il y a beaucoup d’efforts à faire. C’est tout à fait normal. Aucune société n’est parfaite.

« Depuis 1960, on n’a jamais eu de changement de régime. Après 58 ans, il faut l’alternan
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