Ils surveillent le moindre coup de fil que vous passez ou recevez; ils ont peur que vous les déceviez, que vous choisissiez d'être avec le peuple cette fois. Et puis lorsque vous prenez la route en fin de journée pour retourner chez vous, loin du harcèlement, il reste encore votre femme à affronter à la maison. Madame le député ne vous laisse pas dormir. Elle vous explique et réexplique qu'il faut à tout prix que Biya reste car, dit elle, votre carrière dépend de lui. Et vous commencez à croire qu'ils ont tous raison. De toutes les façons, que perdriez-vous en reconduisant le dictateur ? Tout au contraire vous gagnez 07ans de plus! Dans votre petite tête, oui!
Moi je voudrais qu'en ce moment vous ne pensiez qu'à Alieue Oumar Njai de la Gambie. Comme vous, il avait été nommé par Yahya Jammeh à 06 mois de l'élection présidentielle pour l'aider à se maintenir au pouvoir. Vous vous imaginez bien que Oumar devait être dans la même situation que vous en ce moment, subissant la même pression, calculant ses propres intérêts. Si Oumar prononçait les résultats en faveur de Jammeh celui-ci partait de toutes les façons. Le peuple ne voulait plus de lui. Mais il ne serait pas parti seul.
Oumar aussi serait parti ; parti certainement pour la prison pendant que Yahya aurait joui d'une immunité. Mais Oumar à choisi d'entrer dans l'histoire de la Gambie ; il a eu le courage et la force spirituelle au delà des pressions, au dela des égoïsmes, de déclarer Adama Barrow vainqueur et nouveau président de la Gambie. Aujourd'hui Oumar est le président de la commission électorale de son pays. Quelle fin heureuse n'est-ce pas? Le bateau a chaviré sans lui.
Soyez le Oumar Njai du Cameroun monsieur le Président et l'histoire vous retiendra à jamais. N'ayez pas peur de votre tête, elle ne sautera pas. Le peuple garantit votre protection une fois que vous l'aurez déclaré vainqueur. Le contribuable continuera d'employer votre savoir-faire. Vous deviendrez un héro national et on enseignera votre mémoire à la postérité comme un exemple de patriotisme. Des camerounais donneront votre nom à leurs fils pour vous éterniser à travers les générations. J'écrirai un livre sur vous. . .
Votre tâche n'est pas si lourde que çà . Elle consiste juste à traverser la ligne qui sépare nos deux mondes et de vous retrouver enfin du bon côté avant que le tourbillon ne ravage tout. Je vous ai écrit cette lettre pour vous
Moi je voudrais qu'en ce moment vous ne pensiez qu'à Alieue Oumar Njai de la Gambie. Comme vous, il avait été nommé par Yahya Jammeh à 06 mois de l'élection présidentielle pour l'aider à se maintenir au pouvoir. Vous vous imaginez bien que Oumar devait être dans la même situation que vous en ce moment, subissant la même pression, calculant ses propres intérêts. Si Oumar prononçait les résultats en faveur de Jammeh celui-ci partait de toutes les façons. Le peuple ne voulait plus de lui. Mais il ne serait pas parti seul.
Oumar aussi serait parti ; parti certainement pour la prison pendant que Yahya aurait joui d'une immunité. Mais Oumar à choisi d'entrer dans l'histoire de la Gambie ; il a eu le courage et la force spirituelle au delà des pressions, au dela des égoïsmes, de déclarer Adama Barrow vainqueur et nouveau président de la Gambie. Aujourd'hui Oumar est le président de la commission électorale de son pays. Quelle fin heureuse n'est-ce pas? Le bateau a chaviré sans lui.
Soyez le Oumar Njai du Cameroun monsieur le Président et l'histoire vous retiendra à jamais. N'ayez pas peur de votre tête, elle ne sautera pas. Le peuple garantit votre protection une fois que vous l'aurez déclaré vainqueur. Le contribuable continuera d'employer votre savoir-faire. Vous deviendrez un héro national et on enseignera votre mémoire à la postérité comme un exemple de patriotisme. Des camerounais donneront votre nom à leurs fils pour vous éterniser à travers les générations. J'écrirai un livre sur vous. . .
Votre tâche n'est pas si lourde que çà . Elle consiste juste à traverser la ligne qui sépare nos deux mondes et de vous retrouver enfin du bon côté avant que le tourbillon ne ravage tout. Je vous ai écrit cette lettre pour vous

