la prière quotidienne de nos universitaires de la honte: « Maître, mon bon créateur, j’accepte que l’indignité et l’immoralité soient toujours mon lot. Quoi, la vanité attachée à mes gros diplômes, grades et distinctionsserait-elle l’infâme obstacle que le destin a dressé sur le chemin qui mène à Vous et qui m’empêche de Vous servir dévotement ? Je les déchire donc symboliquement dans mon cœur illico et je les balance à Votre ombre, car je suisindigne de me prosterner mêmedevant Vous. Je m’affale de tout mon corps devant Votre majestueux portrait et ne peux supporter le regard de Vos yeux d’airain.
Désormais, je vais respirer Votre Excellence, manger Votre Excellence, dormir Votre Excellence, déféquer Votre Excellence, n’entendre et ne voir que Votre Excellence même si je suis sourd et aveugle. Je ressens que je ne marche que parce que Votre règne m’y avait prédisposé longtemps avant que je vienne au monde. Fort de cette révélation, rien qui ne serait Vous ne serait en mon minable moi. Je m’expurge métaphysiquement de ma carapace débile pour communier avec le néant qui s’ouvre avec mon anéantissement entretenu. Quoique tremblotante, mon insignifiante silhouette se cramponne fermement au rayonnement bienheureux et vivifiant de Votre sempiternel pouvoir. Ma raison et mon cœur sont légers. Ô damnation, quel lapsus ? Que dis-je ? Je reprends ma prière Seigneur : Votre raison et Votre cœur sont légers car prémunis de la gangrène de mes prétentions et de ma vanité, et remplis de ma dévotion exclusive.
Père, je Vousprésente encoremes piètres excuses. N’oubliez pas que je fais pitié, que mon être d’avant ma conversion en Vous incarnait la dégénérescence : j’ai oublié que je n’ai plus de raison et de cœur et que les Vôtres sont désormais en moi.J’oublie donc l’inviolabilité du soi pour faire triompher Votre foudroyante éternité. Ô Seigneur de ma chère patrie, fais, pardon Faites, de moi ce que Vous voulez. Je suis depuis si longtemps au service de Votre cause (que lui-même ignore) que je ne veux plus me souvenir du goût de la vie. Je ne peux juger de l’opportunité et de la temporalité que Votre gracieuse et omnipotente Main choisira pour se poser sur mon insignifiant CV (malgré un parcours qui peut faire des envieux en temps normal)!Désormais je n’aurais d’autre ambition que de me détruire. Vivez donc ad vitam aeternam de mon extinction vécue » !
Désormais, je vais respirer Votre Excellence, manger Votre Excellence, dormir Votre Excellence, déféquer Votre Excellence, n’entendre et ne voir que Votre Excellence même si je suis sourd et aveugle. Je ressens que je ne marche que parce que Votre règne m’y avait prédisposé longtemps avant que je vienne au monde. Fort de cette révélation, rien qui ne serait Vous ne serait en mon minable moi. Je m’expurge métaphysiquement de ma carapace débile pour communier avec le néant qui s’ouvre avec mon anéantissement entretenu. Quoique tremblotante, mon insignifiante silhouette se cramponne fermement au rayonnement bienheureux et vivifiant de Votre sempiternel pouvoir. Ma raison et mon cœur sont légers. Ô damnation, quel lapsus ? Que dis-je ? Je reprends ma prière Seigneur : Votre raison et Votre cœur sont légers car prémunis de la gangrène de mes prétentions et de ma vanité, et remplis de ma dévotion exclusive.
Père, je Vousprésente encoremes piètres excuses. N’oubliez pas que je fais pitié, que mon être d’avant ma conversion en Vous incarnait la dégénérescence : j’ai oublié que je n’ai plus de raison et de cœur et que les Vôtres sont désormais en moi.J’oublie donc l’inviolabilité du soi pour faire triompher Votre foudroyante éternité. Ô Seigneur de ma chère patrie, fais, pardon Faites, de moi ce que Vous voulez. Je suis depuis si longtemps au service de Votre cause (que lui-même ignore) que je ne veux plus me souvenir du goût de la vie. Je ne peux juger de l’opportunité et de la temporalité que Votre gracieuse et omnipotente Main choisira pour se poser sur mon insignifiant CV (malgré un parcours qui peut faire des envieux en temps normal)!Désormais je n’aurais d’autre ambition que de me détruire. Vivez donc ad vitam aeternam de mon extinction vécue » !

