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Au cours de l’année 1956, les effectifs du mouvement sont variablement estimés à 20 mille par l’administration coloniale et à 35 mille membres actifs par l’Upc elle-même. Des évaluations certes relatives en comparaison avec le dénombrement total de la population mais une masse inquiétante en rapport avec les effectifs des autres mouvements et formations politiques souvent suscités par l’administration coloniale. Au départ ancré en pays Bassa, dans le Sud, dans la zone de Douala et en pays bamiléké, l’Upc apparaît désormais comme le seul parti politique représenté dans l’ensemble du Cameroun. Aux inquiétudes de l’administration qui multiplie des stratégies de déstabilisation, le jeune secrétaire général de l’Upc doit faire face à la grogne interne.
Dans l’imaginaire collectif la triptyque revendicatrice «Fixation d’un délai pour l’accession à l’indépendance, réunification immédiate des deux Cameroun et élévation du niveau de vie des populations» sont des urgences. Au sein même de l’équipe dirigeante, la dynamique se relâche. Outre la stratégie de combat, les intérêts personnels se dévoilent. Cinq mois seulement après le lancement de l’Upc, son secrétaire général, Léonard Bouli est remplacé par Um Nyobè qui décide de prendre résolument les rênes. Membre fondateur, Charles Assalé quitte la barque en 1951 pour le Conseil économique et social basé à Paris. Il évoque alors le refus de ses camarades de s’opposer au «replis stratégique» proposé par le Rassemblement démocratique africain (Rda) que dirige Houphouët Boigny. Un mouvement jugé trop gaulliste par Um Nyobè et les fidèles de l’esprit originel de l’Upc.
Au cours de l’année 1956, les effectifs du mouvement sont variablement estimés à 20 mille par l’administration coloniale et à 35 mille membres actifs par l’Upc elle-même. Des évaluations certes relatives en comparaison avec le dénombrement total de la population mais une masse inquiétante en rapport avec les effectifs des autres mouvements et formations politiques souvent suscités par l’administration coloniale. Au départ ancré en pays Bassa, dans le Sud, dans la zone de Douala et en pays bamiléké, l’Upc apparaît désormais comme le seul parti politique représenté dans l’ensemble du Cameroun. Aux inquiétudes de l’administration qui multiplie des stratégies de déstabilisation, le jeune secrétaire général de l’Upc doit faire face à la grogne interne.
Dans l’imaginaire collectif la triptyque revendicatrice «Fixation d’un délai pour l’accession à l’indépendance, réunification immédiate des deux Cameroun et élévation du niveau de vie des populations» sont des urgences. Au sein même de l’équipe dirigeante, la dynamique se relâche. Outre la stratégie de combat, les intérêts personnels se dévoilent. Cinq mois seulement après le lancement de l’Upc, son secrétaire général, Léonard Bouli est remplacé par Um Nyobè qui décide de prendre résolument les rênes. Membre fondateur, Charles Assalé quitte la barque en 1951 pour le Conseil économique et social basé à Paris. Il évoque alors le refus de ses camarades de s’opposer au «replis stratégique» proposé par le Rassemblement démocratique africain (Rda) que dirige Houphouët Boigny. Un mouvement jugé trop gaulliste par Um Nyobè et les fidèles de l’esprit originel de l’Upc.

