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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Moel Moel de Kumba a écrit le 11 octobre 2018 à 10h37
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Fait curieux : jusqu’en 1953, les meetings de l’Upc débutent et s’achèvent dans l’exécution simultanée de l’hymne camerounais et de la Marseillaise. La stratégie pour le «Mpodol» (Porteparole en langue Basa’a) est de contester la domination française en lui opposant les valeurs de liberté, d’égalité et fraternité qu’elle promeut elle-même. Dans sa perception, aucune confusion n’est faite entre le peuple français et le colonisateur. Fort de ses convictions, Um Nyobè, au nom de l’Upc, saisit systématiquement la justice pour faire respecter les droits du mouvement à se réunir, à partager sans discrimination aux différentes élections ou à faire face aux violences policières qui sont légion.

Défections et grognes internes




C’est la même logique qui conduit l’Upc de Um Nyobè à se battre pour le respect des droits et des conventions internationales. L’ouvrage : «Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique : 1948-1971» soutient que «Des dizaines de milliers de lettres sont ainsi envoyées à l’Onu pour dénoncer les violations des accords de tutelle commises par les colons français.» Les résultats ne sont pas souvent ceux escomptés et chez certains militants on y voit de la naïveté. D’aucun en appelle déjà à la confrontation. D’autant plus que la posture de l’Eglise face aux injustices des colons tend à relativiser l’option prise par le chef de file de l’Upc. Ancien élève de l’école presbytérienne, Ruben Um Nyobè reste ancré dans la philosophie de non violence chrétienne. Il lui arrive néanmoins de donner du change à certains leaders ecclésiastiques à qui il oppose les enseignements qu’ils délivrent.
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