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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Moel Moel de Kumba a écrit le 11 octobre 2018 à 10h11
L’emblématique secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun a inscrit son magistère dans l’esprit de la lutte pacifique pour l’indépendance et la réunification.

Près de soixante ans après son assassinat, son évocation suscite toujours admiration même chez ses adversaires. L’Union des populations du Cameroun (Upc), le mouvement dont il a été l’un des fondateurs tangue dans les eaux des intérêts disparates mais l’esprit légué par celui qui fût le premier secrétaire général du principal mouvement indépendantiste camerounais prospère dans le conscient collectif national. Au regret, les vocations ne sont pas légion. Reste néanmoins les idéaux de liberté, d’unité, de paix et de prospérité que l’homme a défendu le long de son magistère.

Peu de chose le prédestinait au panthéon des leaders. Timide, casanier et presque mutique comme décrit par ses camarades de lutte, Ruben Um Nyobè est, parmi ses camarades, celui qui aura le plus marqué son hésitation au moment de la création de l’Union des populations du Cameroun. Le modeste greffier va pourtant rallier les suffrages de la poignée d’intellectuels qui se réunissent au Café Sierra de Ndogbong le 10 avril 1948, à Douala pour donner naissance au plus emblématique des mouvements de résistance que le Cameroun ait connu. Faut-il encore rappeler que, moulé à la culture syndicale et, au fait du contexte répressif qui prévaut à cette époque, il réussira l’exploit d’entrainer avec lui l’essentiel de la police dans son sillage alors que ses camarades s’activent à l’implémentation de ce projet dont il fût l’un des précurseurs.

Très tôt, son style est assimilé à celui de Gandhi. Par comparaison aux autres mouvements de revendications vécus sur le continent et à travers le monde, l’option pacifique de Ruben Um Nyobè détonne avec l’adversité des colons français prompts aux représailles et marquée par l’exclusion des ressources humaines locales là où la colonisation anglaise s’ouvre peu à peu à la formation des locaux. A l’encontre des nombreuses voix qui prônent l’affrontement au sein du mouvement, Um Nyobè prêche «Une indépendance progressive ancrée sur des liens culturels et économique avec la métropole.»

Fait curieux : jusqu’en 1953, les meetings de l’Upc débutent et s’achèvent dans l’exécution simultanée de l’hymne camerounais et de la Marseillaise. La stra
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