On aurait souhaité que les principaux leaders de l'opposition lors de cette élection eussent fait une coalition dès le départ – pas à la dernière minute ! Cela aurait créé une dynamique, déclenché une dynamique victorieuse qui nous aurait fait l'économie du chaos qui transpire en ce moment. Le véritable procès, c'est celui d'un régime qui en 36 ans aura mis à bas ce pays dont le potentiel est connu de tous. Il n'arrivera pas du tout à faire en ce temps supplémentaire ce qu'il n'aura pas été à même d'accomplir en trente six ans d'un pouvoir illimité. C'est ça, la raison des conflits qui s'annoncent à l'horizon.
C'est surtout quelqu'un qui a déjà 85 ans et qui 7 ans aura 92. Qu'est ce qu'il peut faire pour la jeunesse?
Mais il a eu 36 ans de pouvoir. Il n'a rien fait en 36 ans. Son bilan est calamiteux. Il a placé le pays dans une trajectoire semblable à celle que des dictateurs comme Mobutu Sese Seko ont établi dans le cas du Zaïre. Le Cameroun est en voie de mobutisation accélérée. Il faut strictement rien attendre de ce régime.
Surtout d'un président qui n'est quasiment jamais dans son pays.
Mais il est indifférent à la souffrance de son peuple. Beaucoup de gens en sont à se référer à l'idiome du diable pour le nommer. Il a fait des choses qui dépassent l'imagination. Il est temps qu'il parte. Alors comment organiser son départ ? Telle est la grande question qui se pose aux Camerounais. Manifestement, il a encore du soutien dans certaines régions du pays, malgré le fait que ceux qui le soutiennent sont tout aussi perdants que ceux qui ne soutiennent pas. Mais j'imagine que c'est une question d'ordre général que l'on retrouve à peu près partout ailleurs dans le monde aujourd'hui. Comment se fait il que les pauvres votent pour des gens qui vont, disons, les esquinter ?
Pendant la campagne électorale on a ressenti un genre d'ethnicisme monter. Quelle est la raison?
Mais c'est parce que ce régime est fondé précisément sur la radicalisation des sentiments ethniques et tribaux. Ce n'était pas le cas lorsque moi je grandissais au Cameroun dans les années 60, 70, début 80. Il y avait un sentiment d'unité nationale. La référence ethnique, en fait, elle était tabou dans le champ politique. Ce régime a ouvert les vannes à une tribalisation très accélérée de la vie politique nationale qui ne peut être résolue que par davantage de régionalisation, au
C'est surtout quelqu'un qui a déjà 85 ans et qui 7 ans aura 92. Qu'est ce qu'il peut faire pour la jeunesse?
Mais il a eu 36 ans de pouvoir. Il n'a rien fait en 36 ans. Son bilan est calamiteux. Il a placé le pays dans une trajectoire semblable à celle que des dictateurs comme Mobutu Sese Seko ont établi dans le cas du Zaïre. Le Cameroun est en voie de mobutisation accélérée. Il faut strictement rien attendre de ce régime.
Surtout d'un président qui n'est quasiment jamais dans son pays.
Mais il est indifférent à la souffrance de son peuple. Beaucoup de gens en sont à se référer à l'idiome du diable pour le nommer. Il a fait des choses qui dépassent l'imagination. Il est temps qu'il parte. Alors comment organiser son départ ? Telle est la grande question qui se pose aux Camerounais. Manifestement, il a encore du soutien dans certaines régions du pays, malgré le fait que ceux qui le soutiennent sont tout aussi perdants que ceux qui ne soutiennent pas. Mais j'imagine que c'est une question d'ordre général que l'on retrouve à peu près partout ailleurs dans le monde aujourd'hui. Comment se fait il que les pauvres votent pour des gens qui vont, disons, les esquinter ?
Pendant la campagne électorale on a ressenti un genre d'ethnicisme monter. Quelle est la raison?
Mais c'est parce que ce régime est fondé précisément sur la radicalisation des sentiments ethniques et tribaux. Ce n'était pas le cas lorsque moi je grandissais au Cameroun dans les années 60, 70, début 80. Il y avait un sentiment d'unité nationale. La référence ethnique, en fait, elle était tabou dans le champ politique. Ce régime a ouvert les vannes à une tribalisation très accélérée de la vie politique nationale qui ne peut être résolue que par davantage de régionalisation, au

