LES BAMILEKÉS NE MÉRITENT PAS ÇA... par Binku la nerveuse
Dans un pays qui entend promouvoir le vivre ensemble, comment comprendre que dans la constitution de 1996, figurent des mots tels que "indigènes" et "allogènes"? Qui sont les indigènes et qui sont les allogènes ??
Dans son livre "les deux régimes politiques d'Amadou Ahidjo, de Paul Biya et Christian Tumi, prêtre", Mgr Christian Tumi, révèle qu'en 1999, lorsque le Vatican avait nommé Mgr André Wouking archevêque de Yaoundé, quelques camerounais originaires de la région du Centre ne le voyaient pas chez lui à Yaoundé la capitale du pays. Et un ministre de notre pays en mission dans un pays lointain ira jusqu'à dire aux camerounais assoiffés des nouvelles du pays que: " tout va bien, sauf que le Saint Siège nous a imposé un archevêque à Yaoundé, et nous allons tout faire pour qu'il échoue".
Qui ne se souvient pas de l'histoire de WikiLeaks où Amadou Ali a dit qu'un bamileké ne pourra jamais être président dans ce pays?
Si nous sommes une nation, tout camerounais devrait se sentir chez lui partout au Cameroun, ce qui n'est pas effectivement le cas.
Tout à l'heure, je suis allée faire un retrait d'argent dans une agence de la place. L'opératrice est une femme bassa'a, qui a su reconnaître sa sœur bassa'a que je suis à travers mon nom. Quand j'ai déposé les pièces requises, je suis allée m'asseoir à côté d'un usager qui était bamileke principalement de Bagangte ( ce sont les mots qu'il employait au téléphone qui me laissent penser qu'il est Bagangte). Au terme de son échange téléphonique, il soupira : "wekee depuis que je suis assis là c'est comme si on ne me voit pas...". Ça m'a paru anodin.
Quelques minutes après, la caissière appela mon nom, avec une grande familiarité : "ha Ngo Masso lo'o (Ngo Masso vient). Je me dirige vers la caisse.
Elle- Ah ngond yem ndjila?... Signé i na" (ma fille comment vas-tu ? Signe ici). Elle m'envoya le reçu.
J'étais très gênée d'être servie avant ce monsieur qui lui aussi paraissait très embarrassé. Il était assis les yeux rivés vers nous. Je n'ai pas signé le document, j'ai d'abord tenu à m'adresser à la caissière.
Moi- " ha rémé, i nyu ki mè nyen u mbock selel? Nù papa a mbock a nlô"(rémé, pourquoi me sers-tu avant? Ce monsieur est arrivé avant moi)
Elle- (elle fit un signe meprisant de la bouche, et dit) a yé ngrafi, mè hola n
Dans un pays qui entend promouvoir le vivre ensemble, comment comprendre que dans la constitution de 1996, figurent des mots tels que "indigènes" et "allogènes"? Qui sont les indigènes et qui sont les allogènes ??
Dans son livre "les deux régimes politiques d'Amadou Ahidjo, de Paul Biya et Christian Tumi, prêtre", Mgr Christian Tumi, révèle qu'en 1999, lorsque le Vatican avait nommé Mgr André Wouking archevêque de Yaoundé, quelques camerounais originaires de la région du Centre ne le voyaient pas chez lui à Yaoundé la capitale du pays. Et un ministre de notre pays en mission dans un pays lointain ira jusqu'à dire aux camerounais assoiffés des nouvelles du pays que: " tout va bien, sauf que le Saint Siège nous a imposé un archevêque à Yaoundé, et nous allons tout faire pour qu'il échoue".
Qui ne se souvient pas de l'histoire de WikiLeaks où Amadou Ali a dit qu'un bamileké ne pourra jamais être président dans ce pays?
Si nous sommes une nation, tout camerounais devrait se sentir chez lui partout au Cameroun, ce qui n'est pas effectivement le cas.
Tout à l'heure, je suis allée faire un retrait d'argent dans une agence de la place. L'opératrice est une femme bassa'a, qui a su reconnaître sa sœur bassa'a que je suis à travers mon nom. Quand j'ai déposé les pièces requises, je suis allée m'asseoir à côté d'un usager qui était bamileke principalement de Bagangte ( ce sont les mots qu'il employait au téléphone qui me laissent penser qu'il est Bagangte). Au terme de son échange téléphonique, il soupira : "wekee depuis que je suis assis là c'est comme si on ne me voit pas...". Ça m'a paru anodin.
Quelques minutes après, la caissière appela mon nom, avec une grande familiarité : "ha Ngo Masso lo'o (Ngo Masso vient). Je me dirige vers la caisse.
Elle- Ah ngond yem ndjila?... Signé i na" (ma fille comment vas-tu ? Signe ici). Elle m'envoya le reçu.
J'étais très gênée d'être servie avant ce monsieur qui lui aussi paraissait très embarrassé. Il était assis les yeux rivés vers nous. Je n'ai pas signé le document, j'ai d'abord tenu à m'adresser à la caissière.
Moi- " ha rémé, i nyu ki mè nyen u mbock selel? Nù papa a mbock a nlô"(rémé, pourquoi me sers-tu avant? Ce monsieur est arrivé avant moi)
Elle- (elle fit un signe meprisant de la bouche, et dit) a yé ngrafi, mè hola n

