POLITIQUE : JOSHUA OSI, CABRAL LIBII, GARGA HADJI, TROIS LARRONS DE BIYA
J. RÉMY NGONO/ #lequatrièmepouvoir
L’annonce de Maurice Kamto n’avait pas les allures d’un défi bravache contre la loi du tout-puissant pharaon du Cameroun, puisque le code électoral dans ses articles 113 et 116 octroient aux candidats et scrutateurs le droit de publier les procès verbaux signés après le dépouillement des votes. Et d’ailleurs , dans son discours lisse avec une langue de velours, Kamto a promis une retraite et une sécurité cinq étoiles à Paul Biya. Mais le régime en a profité pour mettre Maurice Kamto au pied de l’échafaud, avec un enchaînement de tirs à la hussarde dans les médias corrompus qui mordent avec gourmandise le gâteau écrémé du pouvoir (parenthèse, j’y reviendrai).
Bien avant l’élection, vendredi soir, Paul Atanga-Nji, ministre de l’Administration Territoriale (Intérieur), avait déjà menacé que ?toute forme de remise en cause du verdict des urnes en dehors des voies légales ne serait pas tolérée?. Avec sa veste épaisse comme les poils d’un chien berger, un air halluciné de drogué, un accent martial de skinhead, les gestes de boucher, ce ministron qui a été chassé de son propre village à coups de pierres, a ajouté : ? Quand il s’agit de défendre la légalité républicaine, l’État devient un monstre froid qui applique la loi , rien que la loi ?.
Issa Tchiroma, ancien aigrefin de l’opposition qui lèche maintenant les bottes à Biya avec une écoeurante tartufferie, déclare 😕 Maurice Kamto et compagnie sont de mauvais perdants?. En d’autres termes, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement qui fustige rudement Maurice Kamto d’avoir transgressé la loi en se déclarant vainqueur , tombe dans son propre piège en affirmant que Maurice Kamto a perdu l’élection.
On serait attendu que l’opposition prenne du melon et marque le régime à la culotte avec toutes les preuves d’irrégularités. Mais non! Les opposants dont on soupçonnait déjà les collusions avec le parti au pouvoir, se livrent plutôt à une bataille rangée contre le candidat de l’opposition Maurice Kamto, et profitent de leurs passages sur les plateaux des médias sous la férule du régime totalitaire, pour lui glisser des vilains tacles à la limite du carnage.
?Kamto doit attendre le coup de sifflet final de l’arbitre. Même s’il s’agit de contester les
J. RÉMY NGONO/ #lequatrièmepouvoir
L’annonce de Maurice Kamto n’avait pas les allures d’un défi bravache contre la loi du tout-puissant pharaon du Cameroun, puisque le code électoral dans ses articles 113 et 116 octroient aux candidats et scrutateurs le droit de publier les procès verbaux signés après le dépouillement des votes. Et d’ailleurs , dans son discours lisse avec une langue de velours, Kamto a promis une retraite et une sécurité cinq étoiles à Paul Biya. Mais le régime en a profité pour mettre Maurice Kamto au pied de l’échafaud, avec un enchaînement de tirs à la hussarde dans les médias corrompus qui mordent avec gourmandise le gâteau écrémé du pouvoir (parenthèse, j’y reviendrai).
Bien avant l’élection, vendredi soir, Paul Atanga-Nji, ministre de l’Administration Territoriale (Intérieur), avait déjà menacé que ?toute forme de remise en cause du verdict des urnes en dehors des voies légales ne serait pas tolérée?. Avec sa veste épaisse comme les poils d’un chien berger, un air halluciné de drogué, un accent martial de skinhead, les gestes de boucher, ce ministron qui a été chassé de son propre village à coups de pierres, a ajouté : ? Quand il s’agit de défendre la légalité républicaine, l’État devient un monstre froid qui applique la loi , rien que la loi ?.
Issa Tchiroma, ancien aigrefin de l’opposition qui lèche maintenant les bottes à Biya avec une écoeurante tartufferie, déclare 😕 Maurice Kamto et compagnie sont de mauvais perdants?. En d’autres termes, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement qui fustige rudement Maurice Kamto d’avoir transgressé la loi en se déclarant vainqueur , tombe dans son propre piège en affirmant que Maurice Kamto a perdu l’élection.
On serait attendu que l’opposition prenne du melon et marque le régime à la culotte avec toutes les preuves d’irrégularités. Mais non! Les opposants dont on soupçonnait déjà les collusions avec le parti au pouvoir, se livrent plutôt à une bataille rangée contre le candidat de l’opposition Maurice Kamto, et profitent de leurs passages sur les plateaux des médias sous la férule du régime totalitaire, pour lui glisser des vilains tacles à la limite du carnage.
?Kamto doit attendre le coup de sifflet final de l’arbitre. Même s’il s’agit de contester les

