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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 9 octobre 2018 à 17h52
SUITE

CAMEROUN / LETTRE OUVERTE : "Une page est tournée..." Monsieur le Président BIYA --- Par Me Yondo Black (°)

C’est tout simplement l’expression d’un fair-play
républicain comme on aimerait voir dans tout pays de
démocratie. « J’ai reçu du peuple un mandat clair que
j’entends défendre jusqu’au bout » n’est pour le
Professeur Maurice Kamto qu’un appel fait à son
adversaire pour hâter le transfert des pouvoirs au mieux
des intérêts du pays. Comment y voir un crime de lèsemajesté
sauf à s’obstiner à garder jalousement le pouvoir !
Les urnes ayant parlé, nous ne pouvons que nous en
féliciter et souhaiter à notre nouveau Président bon
vent, courage et perspicacité dans ses choix afin que
vive le Cameroun nouveau dans la concorde et la paix.
Les thuriféraires du Candidat Président sortant sont si
zélés, convaincus comme ils sont que nous sommes
dans un régime définitif et immortel qu’ils passent sous
silence le fait que leur maître ait lui-même salué la maturité
du peuple camerounais face à une campagne électorale
dure, difficile, sans précédente au pays. Gardons-nous
donc d’être plus royalistes que le Roi. Nos compatriotes
vivent pour la plupart au seuil de la misère, et plus ils
s’appauvrissent, plus une caste de privilégiés sortis d’on
ne sait où s’enrichissent sous le regard indifférent de leur
maître-créateur. À leur misère, s’ajoute la crise anglophone
dont l’impact sur notre volonté de vivre ensemble a des
incidences profondes sur tous les secteurs, sans compter
les morts aussi bien du côté des civils que de nos forces
armées, des populations déplacées, des immeubles et
villages incendiés; l’économie dans cette zone en a pris un
coup. La situation sécuritaire ne se pose pas seulement
dans la région de l’Extrême-Nord du fait de la nébuleuse
Boko Haram, c’est tout le pays qui vit dans l’insécurité :
résultante de la pauvreté endémique entretenue par une
mal-gouvernance qui ne dit pas son nom. Tout cela m’a
conduit en son temps à adresser une lettre ouverte au
Président Biya et au peuple camerounais. Aujourd’hui, j’ai
de bonnes raisons de me sentir heureux de voir le peuple,
prenant son destin en main, sanctionner par un votemassif
hier impensable celui qui a abusé de sa confiance
pendant des années.
Cette victoire, le peuple la doit aussi à mon excellent
Confrère, le Bâtonnier Akere Muna qui
Merci de patienter...
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