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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Edo halley Edo halley de ..... a écrit le 9 octobre 2018 à 2h17
Les raisons d'une victoire

On se demande comment la victoire dû camp du changement incarné par Maurice Kamto a été possible alors que le régime a tout fait pour l'empêcher, notamment en retournant tacitement contre Kamto -grâce à la stratégie du diviser pour régner - les autres candidats, au point même de réussir à empêcher une coalition des candidats supposément ancrés au camp du changement autour d'une candidature forte.

La raison, telle que nous la révèle nos investigations, en est simple : Maurice Kamto et ses alliés qui ont travaillé depuis six ans pour qu'en 2018 les Camerounais réalisent le vœu de changement qu'ils nourrissent depuis le début des années 1990, ont pris toutes les dispositions pour que les résultats n'échappent plus au camp du changement cette fois-ci.

Mais outre le travail de Kamto, de nombreuses organisations de la société civile, elles aussi soucieuses de voir se réaliser l'alternance à la tête de l'Etat, quoique ne travaillant pas précisément pour un candidat de l'opposition, ont mis du leur pour, le moment venu, pouvoir entrer en possession des résultats de l'élection, bureau de vote après bureau de vote. La complicité des agents d'une administration noyautée par les activistes du "chassement" (pendant camerounais du mouvement "Balai Citoyen" à l'origine du départ précipité et en catastrophe du pouvoir de Blaise Compaoré au Burkina Faso) et dont nombreux ont été nommés à la tête des centres et bureaux de vote, ainsi qu'au sein des commissions communales de recensement des votes dans le but de faciliter le tripatouillage du scrutin et des résultats en faveur du président sortant, alors qu'ils étaient en fait eux aussi acquis à l'alternance, a aussi servi.

Le nec plus ultra –si on peut le dire ainsi- de cette stratégie de conquête pacifique du pouvoir restera la mise à profit de l'outil électronique qu'est le téléphone de dernière génération dit "Androïd". Il faut dire qu'avisé des ravages qu'allait causer l'intrusion de cet élément dans la pratique électorale, l'organe de gestion et de supervision des élections, ELECAM, avait tenté dans un premier temps d'interdire son port dans les bureaux de vote, avant de se rétracter sous la pression des responsables de l'opposition, dont le premier était le député SDF Jean-Michel Nitcheu.

Le téléphone portable a ainsi joué une partition décisive dans la séc
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