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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Toli Toli Toli Toli a écrit le 6 octobre 2018 à 18h46
Mais le Cameroun souffre probablement plus d’une absence de penseurs, de véritables intellectuels, que de la longévité de monsieur Paul Biya. D’ailleurs cette longévité sans effusion catastrophique n’est que le reflet d’une société civile sans tête, sans idées, sans force motrice.

Il n’y a pas de figure intellectuelle camerounaise qui ait accompagné les populations camerounaises dans leur éternelle pente, leur éternelle débrouillardise. De figures qui, non seulement, ont toujours tenu tête, mais qui ont essayé d’éclairer continuellement quelques masses, afin de constituer pour l’avenir un bataillon de blindés, une masse hautement critique et constructive. De figures qui ont essayé de créer quelque chose de nouveau, de figures qui ont tenté d’orienter des étudiants en chômage, des jeunes en errance, des débrouillards en état de fatigue, des vieux en situation de retrait(e).

Ayant eu leurs diplômes avec félicitations du jury, après maints efforts et maintes recherches, lorsqu’ils ne se réfugient dans quelques universités d’ailleurs et d’ici, les intellectuels militent ouvertement en faveur du régime. Ou encore, ils écument les plateaux de télévision, avec une relative et délétère neutralité, qui voile à peine leur instinct de conservation ou de courtisanerie.

Mon avis, dans tout ce bazar, dans tout ce cafouillage verbeux et démocratique, dans un contexte de guerre civile dans ses balbutiements (Nord-Ouest et Sud-Ouest Cameroun), est de ne point gaspiller ses forces sur le terrain du parti au pouvoir, le terrain des élections. Ce mois d’Octobre, la révolution n’aura pas lieu au Cameroun.
Merci de patienter...
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