Demander qu’une coalition soit faite avant le début de la campagne, signifie deux choses : d’une part, on suppose que tous les candidats ont exactement le même poids politique, et d’autre part, que la campagne va se dérouler sous la bannière d’un seul mouvement/candidat. Or il n’y a rien de plus inexact. Au contraire, une telle stratégie aurait abouti à des résultats plutôt fâcheux :
- Même des candidats sans aucune envergure auraient posé des exigences de contenu ou de positionnement sans rapport avec leur représentativité réelle
- Le pouvoir en place aurait eu largement le temps de déchiffrer la stratégie de cette opposition et mis en œuvre toutes actions déstabilisatrices dont ils ont le secret
- La mobilisation générale n’aurait jamais eu l’ampleur que nous observons aujourd’hui, car les pseudo-arguments tribalistes auraient tôt fait de décourager les populations de tribus différentes de celle du candidat retenu
Autrement dit, la meilleure stratégie consistait tout simplement à laisser chacun faire ses preuves sur le terrain de la mobilisation, et ensuite permettre à tous les velléitaires de pousser la porte de négociation toujours restée entrouverte. C’est exactement ce que KAMTO a fait, et je crois dans une certaine mesure, A. MUNA et MATOMBA, sans poser d’ultimatum irréalisable comme LIBII (exemple : exigence d’une coalition à 8 sinon rien). Oui, Elimbi a énoncé la nécessité d’une coalition, au moment où les vrais acteurs travaillaient en coulisse pour sa faisabilité, et il s’est trompé dans le timing puisqu’il la voulait au début, et non à la fin du processus de campagne.
Oui, dans un contexte où l’élection est à un tour, la coalition est une bonne arme, à condition qu’il s’agisse d’une coalition réfléchie, encadrée et minutieusement confectionnée sur la base d’un rapport de force interne indiscutable. C’est à mon avis ce qui est entrain de se faire aujourd’hui et dont les résultats seront rendus publics dans quelques heures.
De mon point de vue, le nœud le plus solide de la coalition est le lien KAMTO-MUNA, auquel viendront s’arrimer tous ceux qui veulent sincèrement que BIYA parte, et qui viendront avec des arguments autres que leur seule jeunesse. En effet, la jeunesse n’est ni une vertu, ni un gage de compétence. Au contraire, la jeunesse n’est qu’une étape de la vie par laquelle sont passés tous ceux qui ne sont plus considérés com
- Même des candidats sans aucune envergure auraient posé des exigences de contenu ou de positionnement sans rapport avec leur représentativité réelle
- Le pouvoir en place aurait eu largement le temps de déchiffrer la stratégie de cette opposition et mis en œuvre toutes actions déstabilisatrices dont ils ont le secret
- La mobilisation générale n’aurait jamais eu l’ampleur que nous observons aujourd’hui, car les pseudo-arguments tribalistes auraient tôt fait de décourager les populations de tribus différentes de celle du candidat retenu
Autrement dit, la meilleure stratégie consistait tout simplement à laisser chacun faire ses preuves sur le terrain de la mobilisation, et ensuite permettre à tous les velléitaires de pousser la porte de négociation toujours restée entrouverte. C’est exactement ce que KAMTO a fait, et je crois dans une certaine mesure, A. MUNA et MATOMBA, sans poser d’ultimatum irréalisable comme LIBII (exemple : exigence d’une coalition à 8 sinon rien). Oui, Elimbi a énoncé la nécessité d’une coalition, au moment où les vrais acteurs travaillaient en coulisse pour sa faisabilité, et il s’est trompé dans le timing puisqu’il la voulait au début, et non à la fin du processus de campagne.
Oui, dans un contexte où l’élection est à un tour, la coalition est une bonne arme, à condition qu’il s’agisse d’une coalition réfléchie, encadrée et minutieusement confectionnée sur la base d’un rapport de force interne indiscutable. C’est à mon avis ce qui est entrain de se faire aujourd’hui et dont les résultats seront rendus publics dans quelques heures.
De mon point de vue, le nœud le plus solide de la coalition est le lien KAMTO-MUNA, auquel viendront s’arrimer tous ceux qui veulent sincèrement que BIYA parte, et qui viendront avec des arguments autres que leur seule jeunesse. En effet, la jeunesse n’est ni une vertu, ni un gage de compétence. Au contraire, la jeunesse n’est qu’une étape de la vie par laquelle sont passés tous ceux qui ne sont plus considérés com

