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Toli Sous le Manguier

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Londonien Londonien a écrit le 4 octobre 2018 à 14h50
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LCCLC: Maitre Amedee Touko: Kamto est l'homme de la situation

Le candidat Frankline Ndifor Afanwi, du Mouvement citoyen national camerounais (Mcnc), est un candidat sympathique. Mais si les mouvements pentecôtistes prospèrent, c'est pas seulement à cause à la misère des camerounais, mais avant tout du fait de la tolérance du régime RDPC. Ce dernier n'accorde presque jamais d'autorisation pour leur ministère, mais les maintient dans une forme de précarité juridique qui les oblige à se positionner résolument comme APOLITIQUE, ce qui veut dire au Cameroun, soutenir le statu quo. La religion est ainsi avec l'alcool les principaux outils du pouvoir RDPC. Il n'est pas envisageable d'espérer qu'un Pasteur qui en est l'émanation se risque dans une logique frontale, unitaire contre le pouvoir.

Le candidat Garga Haman Adji, n'a plus rien à prouver. Il est l'incarnation du passé. N'ayant pu réaliser son rêve d'antan de voir changer le Cameroun, il semble se contenter de ce que le pouvoir lui donne... Il n'est assurément pas un allié possible pour le changement.

Le candidat Joshua Osih, du Social Democratic Front (SDF), est en tous points de vue, un excellent candidat, même si ses qualités d'homme de terrain sont à parfaire. Mais il est fortement handicapé par le positionnement de son parti qui, surfant sur son passé récent, n'a pas cru devoir se donner les moyens d'une campagne plus ambitieuse. Le positionnement hégémonique du SDF sur l'échiquier politique de l'opposition camerounaise le rend quasi incompatible à toute démarche unitaire qui ne se ferait pas autour de son candidat. C'est un parti en situation de pouvoir, dans des mairies, qui a des élus à l'Assemblée nationale et au Sénat. La non-participation directe aux élections est pour ces élus, une occasion manquée de travailler leur terrain politique. Par ailleurs, la participation aux élections permet au SDF de bénéficier au titre de l'aide apportée par l'État au financement des partis politique, de quelques centaines de millions de francs CFA par an, en fonction des résultats électoraux obtenus. Tous ces éléments mis ensemble, font du SDF aujourd'hui, un vrai obstacle à une dynamique unitaire, car les élus dont le point de vue compte, tiennent à leur « changement personnel » et peuvent être moins enclins à sacrifier leur confort . Pourtant, en tant que parti politique, c'est la formation qui a le plus à perdre d
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