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Entre Akere Muna et vous, on ne voit pas de grande différence idéologique. Vous êtes tous les deux contre la corruption systémique qui ronge le Cameroun. Et pourtant, vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord pour une candidature commune. Est-ce une bataille entre deux égos ?
(rires) Non. J’entends parler beaucoup d’égo surdimensionné. D’abord, j’ai toujours dit, ce n’était pas le mot le plus approprié parce qu’il faut avoir un peu d’égo pour entreprendre quoi que ce soit. Maître Akere Muna et moi avons effectivement des convergences. Nous n’avons pas cessé de garder le contact. Est-ce que, même à deux semaines des élections, nous pouvons encore espérer aboutir à quelque chose ? Je ne désespère pas. Et donc nous sommes ouverts. On peut créer une vraie synergie, créer les conditions d’une certitude de la victoire.
Vous avez été ministre de Paul Biya pendant sept ans. Quand Joshua Osih dénonce les candidats qui changent d’habits, est-ce que vous ne vous sentez pas visé ?
Non. Je ne me sens visé par rien du tout. J’assume pleinement une trajectoire de vie et une trajectoire politique. Certains perdent de vue que j’ai été au gouvernement il y a sept ans, c’est-à -dire depuis sept ans, je ne suis plus au gouvernement. On veut faire croire au Cameroun que nous sommes le seul pays où l’expérience devient une faiblesse. Dans un pays comme le Sénégal, l’actuel président de la République, donc le président actuel Macky Sall, a occupé une fonction de ministre, de Premier ministre, puis de président de l’Assemblée nationale. Puis il a démissionné du gouvernement du président Abdoulaye Wade et il a été élu. Personne n’y trouve à redire. Il n’y a qu’au Cameroun qu’on veut créer une fausse polémique autour de la question. Et je pourrais citer également en Afrique de l’Ouest toujours, l’exemple du président actuel du Burkina Faso [Roch Marc Christian Kaboré] qui a été non seulement à plusieurs reprises ministre, peut-être si je ne me trompe Premier ministre, et surtout a dirigé le parti du président Blaise Compaoré.
Craignez-vous la fraude, craignez une coupure d’internet le jour du scrutin ?
Bien évidemment. La fraude est dans l’ADN du RDPC. Et il faudrait un miracle pour qu’ils s’en défassent. Mais tout ce que je peux dire, c’est qu’ils sachent qu’ils trouveront les Camerounais en face d’eux parce que plus que jamais, notre
Entre Akere Muna et vous, on ne voit pas de grande différence idéologique. Vous êtes tous les deux contre la corruption systémique qui ronge le Cameroun. Et pourtant, vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord pour une candidature commune. Est-ce une bataille entre deux égos ?
(rires) Non. J’entends parler beaucoup d’égo surdimensionné. D’abord, j’ai toujours dit, ce n’était pas le mot le plus approprié parce qu’il faut avoir un peu d’égo pour entreprendre quoi que ce soit. Maître Akere Muna et moi avons effectivement des convergences. Nous n’avons pas cessé de garder le contact. Est-ce que, même à deux semaines des élections, nous pouvons encore espérer aboutir à quelque chose ? Je ne désespère pas. Et donc nous sommes ouverts. On peut créer une vraie synergie, créer les conditions d’une certitude de la victoire.
Vous avez été ministre de Paul Biya pendant sept ans. Quand Joshua Osih dénonce les candidats qui changent d’habits, est-ce que vous ne vous sentez pas visé ?
Non. Je ne me sens visé par rien du tout. J’assume pleinement une trajectoire de vie et une trajectoire politique. Certains perdent de vue que j’ai été au gouvernement il y a sept ans, c’est-à -dire depuis sept ans, je ne suis plus au gouvernement. On veut faire croire au Cameroun que nous sommes le seul pays où l’expérience devient une faiblesse. Dans un pays comme le Sénégal, l’actuel président de la République, donc le président actuel Macky Sall, a occupé une fonction de ministre, de Premier ministre, puis de président de l’Assemblée nationale. Puis il a démissionné du gouvernement du président Abdoulaye Wade et il a été élu. Personne n’y trouve à redire. Il n’y a qu’au Cameroun qu’on veut créer une fausse polémique autour de la question. Et je pourrais citer également en Afrique de l’Ouest toujours, l’exemple du président actuel du Burkina Faso [Roch Marc Christian Kaboré] qui a été non seulement à plusieurs reprises ministre, peut-être si je ne me trompe Premier ministre, et surtout a dirigé le parti du président Blaise Compaoré.
Craignez-vous la fraude, craignez une coupure d’internet le jour du scrutin ?
Bien évidemment. La fraude est dans l’ADN du RDPC. Et il faudrait un miracle pour qu’ils s’en défassent. Mais tout ce que je peux dire, c’est qu’ils sachent qu’ils trouveront les Camerounais en face d’eux parce que plus que jamais, notre

