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Londonien Londonien a écrit le 21 septembre 2018 à 17h41
INVITÉ AFRIQUE PodcastCameroun: «Nous n'accepterons jamais la sécession» selon Maurice Kamto
Par Christophe Boisbouvier Diffusion : vendredi 21 septembre 2018
Cameroun: «Nous n'accepterons jamais la sécession» selon Maurice Kamto

Maurice Kamto, en 2008, alors ministre délégué de la Justice.
Pour présider au destin du Cameroun, ils sont neuf prétendants et, depuis quelques jours, ils s’expriment sur RFI. Ce matin, la parole est à l’un des favoris. Maurice Kamto se présente pour la première fois, mais il attire les foules dans les centaines de meetings qu’il anime depuis plusieurs mois. Peut-on avoir été ministre de Paul Biya et être aujourd’hui un véritable opposant ? En ligne de Yaoundé, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, le MRC, répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Paul Biya se présente comme un homme calme et pondéré qui apporte aux Camerounais la stabilité depuis 36 ans. Est-ce que ce n’est pas un bon argument de campagne ?

Maurice Kamto : S’il se perçoit lui-même comme pondéré, tant mieux. Mais je pense qu’il y a des responsabilités que l’on doit assumer comme chef de l’Etat. Je pense en particulier à la gestion de ce que nous appelons ici chez nous au Cameroun « la crise anglophone ». Je ne crois pas que l’on puisse dire que le chef de l’Etat a géré ou gère cette crise au mieux des intérêts des populations camerounaises. Autant j’ai été extrêmement clair que nous n’accepterons jamais la sécession, la partition du Cameroun ; autant je crois et j’estime, c’est aussi l’attente de la majorité des Camerounais, que l’on doit être à l’écoute des Camerounais où qu’ils se trouvent lorsqu’ils estiment qu’ils ont un problème. Et de ce point de vue, le chef de l’Etat camerounais a laissé les choses aller, et aller malheureusement de travers.

Paul Biya et l’un de ses porte-parole, Jacques Fame Ndongo, disent que dans l’Ouest, il n’y a pas de crise anglophone, il y a juste une « question » anglophone et qu’elle est en train d’être résolue grâce aux initiatives de paix du régime.

Qu’on l’appelle « crise » ou « question », peu importe la terminologie. Les faits sont là. Il est incontestable qu’il y a des pertes en vie humaine, que ce soit du côté des sécessionnistes ou hélas du côté des forces nationales, des forces de défense qui paient au prix fort la préservation de l’intég
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