ACTE VII
Monsieur le Président,
A l'heure du bilan, et parce que cette heure viendra fatalement, il vous faudra confesser que vous avez semé, misère, désolation, haine, division et mort ! Certes ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut, mais on sait également que qui sème le vent, récolte la tempête !
Dans l'analyse de votre personnalité, on est partagé entre une malédiction qui vous poursuit et une forme de paresse qui fait de vous un être froid qui détruit tout ce qu'il touche.
Vous étiez pourtant outillé pour faire entrer le Cameroun dans la modernité avec tout son potentiel tant sur le plan humain que sur les plans géologique, hydrologique, naturel.
Qu'en avez-vous fait en 35 ans ?
Vous avez hérité d'un pays en paix, dans quel état allez-vous le laisser ?
C'est autant de questions qui auraient pu vous empêcher de dormir, au lieu de quoi, on vous voit monter en toute sérénité dans des avions pour des destinations secrètes ou plutôt cachées au peuple qui vous a élu et à qui vous devez rendre compte…et pendant ce temps, le sang des Camerounais coule aux quatre coins du pays.
En 2008, vous avez modifié la Constitution, notre loi fondamentale, pour devenir pratiquement Président à vie, faisant sauter le verrou qui, dans la Constitution de 1996, limitait à deux le mandat présidentiel. Et ce n'était pas pour rien que vous aviez refusé la création d'une Commission des biens mal acquis pour lutter contre la corruption, préférant à la place la Commission Nationale Anticorruption (CONAC) où trônent des fidèles soumis et acquis à votre cause. Ce qui explique pourquoi l'article 66 de la Constitution, depuis sa révision de 1996, est resté lettre morte bien que désignant les personnalités de l'Etat qui, à l'entrée et à la fin de leur mandat, devraient faire une déclaration de leurs biens et avoirs. Vous en êtes une. Vous vous êtes refusé à cet exercice, laissant libre court à l'imagination des commentateurs de toutes factures (associations, syndicats, journalistes). Ainsi, certains ont-ils déclaré qu'à peine êtes-vous parvenu à la tête de l'Etat, succédant à votre illustre prédécesseur que vous avez fait deux acquisitions de taille en France, une à Paris à l'Avenue Foch, pratiquement réservée aux riches de ce monde, l'autre sur la Côte d'Azur, à Cagnes-sur- mer.
Selon le rapport publié en 2013 du Comité Catholique de lutte Contre la Faim et pour l
Monsieur le Président,
A l'heure du bilan, et parce que cette heure viendra fatalement, il vous faudra confesser que vous avez semé, misère, désolation, haine, division et mort ! Certes ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut, mais on sait également que qui sème le vent, récolte la tempête !
Dans l'analyse de votre personnalité, on est partagé entre une malédiction qui vous poursuit et une forme de paresse qui fait de vous un être froid qui détruit tout ce qu'il touche.
Vous étiez pourtant outillé pour faire entrer le Cameroun dans la modernité avec tout son potentiel tant sur le plan humain que sur les plans géologique, hydrologique, naturel.
Qu'en avez-vous fait en 35 ans ?
Vous avez hérité d'un pays en paix, dans quel état allez-vous le laisser ?
C'est autant de questions qui auraient pu vous empêcher de dormir, au lieu de quoi, on vous voit monter en toute sérénité dans des avions pour des destinations secrètes ou plutôt cachées au peuple qui vous a élu et à qui vous devez rendre compte…et pendant ce temps, le sang des Camerounais coule aux quatre coins du pays.
En 2008, vous avez modifié la Constitution, notre loi fondamentale, pour devenir pratiquement Président à vie, faisant sauter le verrou qui, dans la Constitution de 1996, limitait à deux le mandat présidentiel. Et ce n'était pas pour rien que vous aviez refusé la création d'une Commission des biens mal acquis pour lutter contre la corruption, préférant à la place la Commission Nationale Anticorruption (CONAC) où trônent des fidèles soumis et acquis à votre cause. Ce qui explique pourquoi l'article 66 de la Constitution, depuis sa révision de 1996, est resté lettre morte bien que désignant les personnalités de l'Etat qui, à l'entrée et à la fin de leur mandat, devraient faire une déclaration de leurs biens et avoirs. Vous en êtes une. Vous vous êtes refusé à cet exercice, laissant libre court à l'imagination des commentateurs de toutes factures (associations, syndicats, journalistes). Ainsi, certains ont-ils déclaré qu'à peine êtes-vous parvenu à la tête de l'Etat, succédant à votre illustre prédécesseur que vous avez fait deux acquisitions de taille en France, une à Paris à l'Avenue Foch, pratiquement réservée aux riches de ce monde, l'autre sur la Côte d'Azur, à Cagnes-sur- mer.
Selon le rapport publié en 2013 du Comité Catholique de lutte Contre la Faim et pour l

