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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Fubu Fubu a écrit le 26 août 2018 à 10h15
Comment peut-on volontairement passer sous silence les propositions d’un homme qui aspire à gouverner pour ne retenir que son origine ethnique ? Comment peut-on sans gêne indexer une tribu entière comme étant la responsable du malheur des Camerounais? Si le tribalisme et la haine ethnique qui s’épanouissent sur les réseaux sociaux témoignent de réalité la camerounaise, il y a de quoi s’alarmer pour l’avenir de ce pays. Il y a lieu de craindre que le 7 octobre, ce pays ressorte plus divisé que jamais. Il y a surtout lieu de craindre que les identités jadis conviviales se transforment en ethnicismes meurtriers.



Visiblement nous n’avons pas appris des drames Rwandais, Congolais ou Ivoirien. Qui plus est, ceux qui manipulent politiquement la variable ethnique oublient qu’au lendemain du 7 octobre, il faudra gouverner avec l’ensemble des Camerounais. Ce pays se fera avec tous ses enfants ou ne se fera pas. Autant dire que dans un pays qui comporte autant d’ethnies, tous les coups (politiques) ne sont pas permis.

Le meilleur de notre histoire nous sauvera

Inéluctablement donc, se lève à l’horizon le temps où on verra apparaître plus que jamais les hérauts amplificateurs et décomplexés de la parole ethnocentrique. Ces entrepreneurs politiques tenteront de politiser la question ethnique à des fins partisanes. C’est aussi à ce moment-là qu’il faudra se rappeler un pan de notre histoire, celle que consigna entre autres Mongo Beti, dans Main basse sur le Cameroun. Ce livre n’est pas seulement un portrait au vitriol du système colonial, c’est aussi par la bande, un vibrant témoignage de la capacité des Camerounais à transcender leurs clivages pour agir dans l’intérêt du bien commun.

En lisant Main basse sur le Cameroun de Mongo Beti, on comprend que le tribalisme (ou rivalité ethno tribale) si présent dans le discours et les pratiques de notre époque n’est pas une fatalité, une sorte de nécessité historique, de déterminisme sociopolitique. L’Upc historique tel que majestueusement décrit par Mongo Beti nous montre que d’autres rapports ont existé. En lisant Main basse sur le Cameroun, on comprend enfin que le génie camerounais (Um Nyobè, Afana, Ouandié, Moumié, Ndogmo, Mongo Beti, Abel Eyinga, etc.) ne s’encombre pas des considérations tribalistes. Bien au contraire, un peu à l’image du Lion spirit lorsqu’il est à son meilleur, seul l’intérêt général importe.
Merci de patienter...
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