Alors qu’une délégation de la Confédération africaine de football (CAF) a commencé ce vendredi une première mission d’inspection au Cameroun, où doit se tenir en 2019 la prochaine Coupe d’Afrique des nations, une polémique enfle dans le pays sur la construction du stade d’Olembé, qui devrait accueillir la compétition.
Ce vendredi 12 janvier, la délégation d’experts de la Confédération africaine de football (CAF) a commencé sa première mission d’inspection sur les installations de la future Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui doit avoir lieu à l’été 2019.
Parmi celles-ci, le futur stade Paul Biya, situé dans le quartier d’Olembé, à une quinzaine de kilomètres de Yaoundé, qui attise les polémiques depuis le début du mois de janvier.
Pièces italiennes préfabriquées
Une soixantaine de camions ont en effet rejoint Yaoundé au début du mois, en transportant 6 500 tonnes de matériel arrivés par bateau d’Italie au port de Douala. Ils sont les premiers éléments des 26 500 tonnes de pièces préfabriquées destinées à être montées sur place pour former un édifice ultramoderne de 60 000 places. L’édifice, qui sera la plus grosse enceinte sportive jamais construite au Cameroun, comprendra, outre le stade en lui-même, une piste d’athlétisme, un terrain annexe, un parking, ainsi qu’une piscine olympique et une salle où il sera possible de jouer au basket ou au volley.
IL AURAIT ÉTÉ MOINS COÛTEUX DE PRODUIRE CE MATÉRIEL AU CAMEROUN. […] ON A JETÉ DU FRIC PAR LES FENÊTRES
Mais cette importation clé en main fait grincer des dents. « Il aurait été moins coûteux de produire ce matériel au Cameroun, au moins une partie. C’est ce que disent différents experts camerounais en bâtiment. La main-d’œuvre est moins chère ici qu’en Italie, il n’y aurait pas eu les frais de transports, on aurait gagné plusieurs mois, et cela aurait profité à l’économie locale. On a jeté du fric par les fenêtres », regrette une source contactée par Jeune Afrique.
IL VA FALLOIR REVOIR LE BUDGET À LA HAUSSE, MAIS ON IGNORE ENCORE DANS QUELLES PROPORTIONS
La structure a été commandée en décembre 2015 au groupe italien Piccini, qui revendique le leadership mondial dans le domaine de la construction d’ouvrages civils, pour un montant de 163 milliards de FCFA (249 millions d’euros). Mais sur place, de plus en plus d’observateurs craignent une révision des coûts
Ce vendredi 12 janvier, la délégation d’experts de la Confédération africaine de football (CAF) a commencé sa première mission d’inspection sur les installations de la future Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui doit avoir lieu à l’été 2019.
Parmi celles-ci, le futur stade Paul Biya, situé dans le quartier d’Olembé, à une quinzaine de kilomètres de Yaoundé, qui attise les polémiques depuis le début du mois de janvier.
Pièces italiennes préfabriquées
Une soixantaine de camions ont en effet rejoint Yaoundé au début du mois, en transportant 6 500 tonnes de matériel arrivés par bateau d’Italie au port de Douala. Ils sont les premiers éléments des 26 500 tonnes de pièces préfabriquées destinées à être montées sur place pour former un édifice ultramoderne de 60 000 places. L’édifice, qui sera la plus grosse enceinte sportive jamais construite au Cameroun, comprendra, outre le stade en lui-même, une piste d’athlétisme, un terrain annexe, un parking, ainsi qu’une piscine olympique et une salle où il sera possible de jouer au basket ou au volley.
IL AURAIT ÉTÉ MOINS COÛTEUX DE PRODUIRE CE MATÉRIEL AU CAMEROUN. […] ON A JETÉ DU FRIC PAR LES FENÊTRES
Mais cette importation clé en main fait grincer des dents. « Il aurait été moins coûteux de produire ce matériel au Cameroun, au moins une partie. C’est ce que disent différents experts camerounais en bâtiment. La main-d’œuvre est moins chère ici qu’en Italie, il n’y aurait pas eu les frais de transports, on aurait gagné plusieurs mois, et cela aurait profité à l’économie locale. On a jeté du fric par les fenêtres », regrette une source contactée par Jeune Afrique.
IL VA FALLOIR REVOIR LE BUDGET À LA HAUSSE, MAIS ON IGNORE ENCORE DANS QUELLES PROPORTIONS
La structure a été commandée en décembre 2015 au groupe italien Piccini, qui revendique le leadership mondial dans le domaine de la construction d’ouvrages civils, pour un montant de 163 milliards de FCFA (249 millions d’euros). Mais sur place, de plus en plus d’observateurs craignent une révision des coûts

