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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 7 août 2018 à 15h27
VOICI POURQUOI CES BANDITS SOUTIENNENT PAUL BIYA.

SUITE

Il est en effet difficile de s’imaginer que Paul Biya ne soit pas informé de l’étendue et de l’ampleur de ces détournements des deniers publique. Le décalage criard entre les déclarations tonitruantes du Chef de l’Etat et les actions concrètes sur le terrain s’apparente à de la complicité, au moins passive. Pour cette raison de nombreux Camerounais refusent de se satisfaire de ces actions limitées du Contrôle supérieur de l’Etat et exigent la mise sur pied d’un organisme de contrôle indépendant de l’Etat et doté des moyens nécessaires pour traquer les affameurs du peuple et les traduire en justice.

Le mal africain
Dans le dernier classement annuel de Transparency International le Cameroun a obtenu une note de 2,4 et s’est classé 138ème sur 180 pays. « Avec une telle note, on ne peut pas être heureux. En dessous de 3 sur 10 en effet, nous considérons que la corruption est un phénomène endémique » a souligne l’avocat Charles Nguini, président de la branche camerounaise de cette ONG. En 1999 et en 2000 le Cameroun avait été classé au dernier rang de l’IPC³. Rien n’a donc fondamentalement changé ces huit dernières années, malgré les actions spectaculaires comme la condamnation à 35 ans reconnu d’emprisonnement de Gilles Roger Belinga, l’ancien directeur de la SIC coupable de détournement de presque 4 milliards de FCFA.

Les fléaux de la corruption et de détournement de fonds publics représentent un mal qui ronge plusieurs pays africain et inhibe leur décollage économique.

Comme le Cameroun la Guinée fait également partie de ces cancres de la classe qui traînent au dernier rang annuel de Transparency, dans le groupe des pays où la corruption est devenue endémique. En principe seuls les Etats chroniquement instables ou en guerre comme l’Afghanistan, Haïti, l’Irak, le Tchad, la Somalie ou le Myanmar, devraient se trouver dans cette catégorie, car c’est la preuve de l’absence total ou de la faillite d’un gouvernement central. Avec une note de 2,9 la Guinée est classée 168ème sur 179 pays alors qu’en 2006 elle était 160ème sur 179 et le premier des pays les plus corrompus en Afrique.

Non seulement tous les observateurs mais aussi tous les hommes politiques reconnaissent pour le principe que la lutte contre la corruption et les détournements des fonds publiques est une condition sine qua non de tout
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