VOICI POURQUOI CES BANDITS SOUTIENNENT BIYA
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D’autres part les missions effectuées étaient clairement circonscrites : une quarantaine seulement en six ans, alors qu’au moins six cent cinquante entités devraient être logiquement concernées, dont 33 départements ministériels, 336 collectivitésterritoriales décentralisées, 251 entreprises du secteur public et parapublic et 30 établissements en liquidation, selon une évaluation officielle. Enfin cet organisme est un organisme d’Etat, travaillant avec peu de moyens et soumis aux pressions de toutes sortes pour ne pas franchir certaines lignes rouges.
En réalité l’efficacité du Contrôle supérieur de l’Etat dépend entièrement du Chef de l’Etat Paul Biya, tant pour sa mobilité que pour sa mise en mouvement. Des considérations et d’autres qui tendent à accréditer l’hypothèse selon laquelle les blocages à l’action du Contrôle supérieur de l’Etat sont à rechercher du côté d’Etoudi. Or cet organisme travaille dans des conditions extrêmement difficiles : “ les crédits alloués aux missions mobiles de vérification n’ont jamais dépassé le seuil de 2/10 000 (soit 0,02%) du budget de l’Etat. Au plan des ressources humaines, le gel des recrutements dans la Fonction publique, la promotion d’un certain nombre de personnels à des hautes fonctions ainsi que les départs massifs à la retraite des vérificateurs chevronnés et autres personnels d’appui, et l’insuffisance de formations permanentes de ces derniers ont considérablement hypothéqué l’atteinte des résultats attendus de cette auguste institutionâ€, se plaint son Président.
On pourrait donc légitimement se poser des questions quand à la volonté politique du gouvernement à lutter contre la corruption. Les bailleurs de fonds ont pourtant érigé cette question en “ repères †de réussite des programmes économiques, et institué la gouvernance comme “ déclencheur †du point d’achèvement de l’initiative PPTE, que le Cameroun a atteint en avril 2006.
Paul Biya lui-même a, en l’espace de quelques mois annoncé de mesures vigoureuses. D’abord le 21 juillet 2006 lors du troisième congrès extraordinaire de son Parti, le RDPC², il reconnaissait : “ Nous avons encore, je dois le dire, un grave problème de morale publique. Malgré nos efforts pour les combattre, la fraude, les détournements de deniers publics, la corruption continuent de miner les fonda
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D’autres part les missions effectuées étaient clairement circonscrites : une quarantaine seulement en six ans, alors qu’au moins six cent cinquante entités devraient être logiquement concernées, dont 33 départements ministériels, 336 collectivitésterritoriales décentralisées, 251 entreprises du secteur public et parapublic et 30 établissements en liquidation, selon une évaluation officielle. Enfin cet organisme est un organisme d’Etat, travaillant avec peu de moyens et soumis aux pressions de toutes sortes pour ne pas franchir certaines lignes rouges.
En réalité l’efficacité du Contrôle supérieur de l’Etat dépend entièrement du Chef de l’Etat Paul Biya, tant pour sa mobilité que pour sa mise en mouvement. Des considérations et d’autres qui tendent à accréditer l’hypothèse selon laquelle les blocages à l’action du Contrôle supérieur de l’Etat sont à rechercher du côté d’Etoudi. Or cet organisme travaille dans des conditions extrêmement difficiles : “ les crédits alloués aux missions mobiles de vérification n’ont jamais dépassé le seuil de 2/10 000 (soit 0,02%) du budget de l’Etat. Au plan des ressources humaines, le gel des recrutements dans la Fonction publique, la promotion d’un certain nombre de personnels à des hautes fonctions ainsi que les départs massifs à la retraite des vérificateurs chevronnés et autres personnels d’appui, et l’insuffisance de formations permanentes de ces derniers ont considérablement hypothéqué l’atteinte des résultats attendus de cette auguste institutionâ€, se plaint son Président.
On pourrait donc légitimement se poser des questions quand à la volonté politique du gouvernement à lutter contre la corruption. Les bailleurs de fonds ont pourtant érigé cette question en “ repères †de réussite des programmes économiques, et institué la gouvernance comme “ déclencheur †du point d’achèvement de l’initiative PPTE, que le Cameroun a atteint en avril 2006.
Paul Biya lui-même a, en l’espace de quelques mois annoncé de mesures vigoureuses. D’abord le 21 juillet 2006 lors du troisième congrès extraordinaire de son Parti, le RDPC², il reconnaissait : “ Nous avons encore, je dois le dire, un grave problème de morale publique. Malgré nos efforts pour les combattre, la fraude, les détournements de deniers publics, la corruption continuent de miner les fonda

