Plus que cette lettre, ce sont les chiffres du procès qui renseignent le mieux sur l'embarras du Bureau du procureur à établir la culpabilité de Laurent Gbagbo dans les crimes contre l'Humanité lors de la crise post-électorale de 2010 dont on accuse l'ancien locataire du Palais du Plateau. En deux ans, le procès-fleuve qui s'est ouvert le 28 janvier 2016 a permis l'audition de plus de 82 témoins, le visionnage de centaines d'heures de vidéo, sans compter les documents versés au dossier par l'accusation.
Comment en est-on arrivé là ? Le scénario est d'une inlassable répétition. A chaque demande de libération -même provisoire- introduite par Laurent Gbagbo, le procureur Fatou Bensouda évoque un «risque de fuite». En résumé, selon cet argument, l'ancien président ivoirien se serait constitué un réseau suffisamment solide pour s'enfuir dans un pays où la Cour ne peut exercer sa compétence.
Cadeau de Gbagbo pour les 20 ans de la CPI
Le risque d'un bis repetita de ce même scénario n'est pas écarté pour l'audience décisive du 1er octobre 2018. Accusation comme défense devraient présenter leurs arguments en faveur ou contre la libération de Laurent Gbagbo, incarcéré dans le pénitencier de Scheveningen à La Haye depuis novembre 2011. Même dans l'option où les juges décident d'un acquittement, Fatou Bensouda pourrait interjeter appel de la décision.
Et pourtant, ce n'est pas les scénarios qui manquent pour une libération de Laurent Gbagbo qui fait déjà savoir sa préférence pour une installation provisoire en Belgique auprès de sa famille, en attendant la fin définitive du procès. En contactant des experts, La Tribune Afrique avait étudié cinq de ces scénarios les plus plausibles. Pour les 20 ans du Statut de Rome, le texte fondateur de la CPI, le premier président africain à être jugé devant la CPI a choisi d'offrir ce curieux cadeau d'anniversaire après l'heure. En crise de légitimité, l'institution basée à La Haye se voit offrir une chance de redorer son blason.
Comment en est-on arrivé là ? Le scénario est d'une inlassable répétition. A chaque demande de libération -même provisoire- introduite par Laurent Gbagbo, le procureur Fatou Bensouda évoque un «risque de fuite». En résumé, selon cet argument, l'ancien président ivoirien se serait constitué un réseau suffisamment solide pour s'enfuir dans un pays où la Cour ne peut exercer sa compétence.
Cadeau de Gbagbo pour les 20 ans de la CPI
Le risque d'un bis repetita de ce même scénario n'est pas écarté pour l'audience décisive du 1er octobre 2018. Accusation comme défense devraient présenter leurs arguments en faveur ou contre la libération de Laurent Gbagbo, incarcéré dans le pénitencier de Scheveningen à La Haye depuis novembre 2011. Même dans l'option où les juges décident d'un acquittement, Fatou Bensouda pourrait interjeter appel de la décision.
Et pourtant, ce n'est pas les scénarios qui manquent pour une libération de Laurent Gbagbo qui fait déjà savoir sa préférence pour une installation provisoire en Belgique auprès de sa famille, en attendant la fin définitive du procès. En contactant des experts, La Tribune Afrique avait étudié cinq de ces scénarios les plus plausibles. Pour les 20 ans du Statut de Rome, le texte fondateur de la CPI, le premier président africain à être jugé devant la CPI a choisi d'offrir ce curieux cadeau d'anniversaire après l'heure. En crise de légitimité, l'institution basée à La Haye se voit offrir une chance de redorer son blason.

