CPI-Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo exige sa libération
Par Ibrahima Bayo Jr. | 26/07/2018, 13:24 |
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est jugé janvier 2016 pour crimes contre l'Humanité par la Cour pénale internationale dont le procureur général est Fatou Bensouda.
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est jugé janvier 2016 pour crimes contre l'Humanité par la Cour pénale internationale dont le procureur général est Fatou Bensouda. (Crédits : Reuters/LTA)
En désespoir de cause, c’est par voie épistolaire que Laurent Gbagbo a de nouveau interpellé la Cour pénale internationale(CPI). Par l’entremise de ses avocats, l’ancien président de Côte d’Ivoire exige des juges de l’institution de Fatou Bensouda qu’ils prononcent son acquittement, donc sa libération. Toute la question est de savoir si cette nouvelle tentative sera la bonne.
En plus de six ans de détention, Laurent Gbagbo aura essuyé 14 rejets de demande de libération provisoire. Ni l'arthrose qui ronge l'ancien président ivoirien, ni même le «montage» dénoncé par Mediapart pour le maintenir en détention, encore moins les «erreurs» que le juge d'appel a demandé de corriger n'ont convaincu l'institution basée à La Haye.
Changement de stratégie ?
Alors le pool d'avocats a décidé peut-être de changer de stratégie. Ce lundi 23 juillet 2018, le pool autour d'Emmanuel Altit a saisi la Cour pénale internationale (CPI) d'une requête pour exiger l'acquittement de Laurent Gbagbo, faute d'avoir pu établir la preuve irréfutable de sa culpabilité. «Les éléments présentés par le procureur sont insuffisants pour prouver les charges à l'encontre de Laurent Gbagbo au-delà de tout doute raisonnable», précise la missive envoyée par les avocats.
Plus que cette lettre, ce sont les chiffres du procès qui renseignent le mieux sur l'embarras du Bureau du procureur à établir la culpabilité de Laurent Gbagbo dans les crimes contre l'Humanité lors de la crise post-électorale de 2010 dont on accuse l'ancien locataire du Palais du Plateau. En deux ans, le procès-fleuve qui s'est ouvert le 28 janvier 2016 a permis l'audition de plus de 82 témoins, le visionnage de centaines d'heures de vidéo, sans compter les documents versés au dossier par l'accusation.
Comment en est-on arrivé là ? Le scénario est d'une inlassable répétition. A chaque demande de libération -même provisoire- introdu
Par Ibrahima Bayo Jr. | 26/07/2018, 13:24 |
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est jugé janvier 2016 pour crimes contre l'Humanité par la Cour pénale internationale dont le procureur général est Fatou Bensouda.
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est jugé janvier 2016 pour crimes contre l'Humanité par la Cour pénale internationale dont le procureur général est Fatou Bensouda. (Crédits : Reuters/LTA)
En désespoir de cause, c’est par voie épistolaire que Laurent Gbagbo a de nouveau interpellé la Cour pénale internationale(CPI). Par l’entremise de ses avocats, l’ancien président de Côte d’Ivoire exige des juges de l’institution de Fatou Bensouda qu’ils prononcent son acquittement, donc sa libération. Toute la question est de savoir si cette nouvelle tentative sera la bonne.
En plus de six ans de détention, Laurent Gbagbo aura essuyé 14 rejets de demande de libération provisoire. Ni l'arthrose qui ronge l'ancien président ivoirien, ni même le «montage» dénoncé par Mediapart pour le maintenir en détention, encore moins les «erreurs» que le juge d'appel a demandé de corriger n'ont convaincu l'institution basée à La Haye.
Changement de stratégie ?
Alors le pool d'avocats a décidé peut-être de changer de stratégie. Ce lundi 23 juillet 2018, le pool autour d'Emmanuel Altit a saisi la Cour pénale internationale (CPI) d'une requête pour exiger l'acquittement de Laurent Gbagbo, faute d'avoir pu établir la preuve irréfutable de sa culpabilité. «Les éléments présentés par le procureur sont insuffisants pour prouver les charges à l'encontre de Laurent Gbagbo au-delà de tout doute raisonnable», précise la missive envoyée par les avocats.
Plus que cette lettre, ce sont les chiffres du procès qui renseignent le mieux sur l'embarras du Bureau du procureur à établir la culpabilité de Laurent Gbagbo dans les crimes contre l'Humanité lors de la crise post-électorale de 2010 dont on accuse l'ancien locataire du Palais du Plateau. En deux ans, le procès-fleuve qui s'est ouvert le 28 janvier 2016 a permis l'audition de plus de 82 témoins, le visionnage de centaines d'heures de vidéo, sans compter les documents versés au dossier par l'accusation.
Comment en est-on arrivé là ? Le scénario est d'une inlassable répétition. A chaque demande de libération -même provisoire- introdu

