Le code de la nationalité camerounaise oscille entre perte de plein droit de la nationalité camerounaise et perte prouvée de la qualité de camerounais près les tribunaux : s’agit ‘il d’une contradiction, ou une forme de perte de plein droit ? Le cadre juridique de la perte de la nationalité camerounaise se résume en ces termes : la perte d’office de la qualité de camerounais passe par un constat judiciaire. Il faut toujours prouver qu’un individu n’a pas la qualité de camerounais même si elle a perdu d’office cette qualité au sens de l’article 31 a et c de la loi du 11 juin 1968 : la perte d’office da la nationalité camerounaise est sacrifiée sur l’autel du contentieux. La perte de plein droit a telle lieu sans preuve ou après preuve ? Le décret d’application du code de la nationalité du 16 décembre 1968 exige la preuve à tout égard35. Il s’agit d’une contradiction à l’article 31 a d’après lequel on perd la qualité de camerounais lorsqu’on acquiert ou conserve volontairement et à l’âge majeur une nationalité étrangère. On déduit que ce décret rend inopérant et inefficace la perte d’office exigée par l’article 31 a et c, et parle plutôt de l’exigence d’une perte prouvée dans son Chapitre III. A côté de cette contradiction juridique. On note que le Droit positif camerounais est inefficace dans la lutte contre la double nationalité qu’il proscrit. Plusieurs camerounais ont la double nationalité, néanmoins ils ont un certificat de nationalité camerounaise, une carte d’identité nationale camerounaise, un passeport camerounais ; sont nommés ou élus à des emplois civils ou militaires. Notre arsenal juridique est en manque de stratégie ou souffre d’un déficit juridique dans la mesure ou il a opté pour une voie curative et non préventive. Le droit actuel

