... Selon l’article 29 des statuts de la BEAC, la Banque compte 14 administrateurs à raison de 2 administrateurs par pays (12 administrateurs (6 pays CEMAC) + 2 administrateurs français). Rappelons que les deux administrateurs français ont un droit de veto.
René Pleven, signataire du décret du franc CFA, le 26 décembre 1945 doit se retourner dans sa tombe. Ce décret permet à la France de décider de la quantité d’argent à injecter dans le circuit économique de ses ex- colonies indépendantes depuis les années 1960. Les Africains considèrent cette monnaie de « servitude ». Or la France affirme soutenir le franc CFA en tant que « pays riche », et garantir sa convertibilité, donc sa crédibilité (référence J.O.F n°3 du 15 avril 1970, p.186 alinéa 5 : « La coopération monétaire doit permettre aux pays d’Outre mer d’avancer plus vite qu’ils ne pourraient le faire seuls ».
L’ancien ministre ivoirien des Finances, Mamadou Koulibaly disait: « Bien que la gestion de cette monnaie ait été confiée à des banques centrales communes, ces banques n’ont d’africain que le nom. En réalité, elles n’ont aucun pouvoir et ne sont rien de plus que de gigantesques institutions bureaucratiques qui ne décident pas des politiques monétaires. Elles sont là pour faire croire aux pays de la zone franc qu’ils sont maîtres de leur destinée ». Une nouvelle étape vient d’être franchie.
Espérons que les Etats de la Cémac n’auront plus à verser au Trésor français 50% de leurs ventes à l’exportation, que la fuite des capitaux provenant du commerce extérieur et les devises issues reviendront dans la zone. La révélation venait de l’actuelle directrice générale du FMI Christine Lagarde, ex-ministre de l’Economie, avant le sommet de la zone franc au Tchad en avril 2010. On sait que la question de la monnaie est indissociable de la question de la démocratie, de l’indépendance et d’un État de droit, on sera attaché à voir les pays de la Cémac se « responsabiliser » rapidement, grâce à une « autonomie et une indépendance monétaires progressives » et ainsi s’occuper de l’intérêt des populations et la maîtrise de leur développement, tout en gardant de très bonnes relations avec la France, des relations d’égal à égal.
Grâce à leurs atouts conjugués, les Etats de la Cémac doivent se montrer à la hauteur de supporter le poids de leur développement en décidant désormais d
René Pleven, signataire du décret du franc CFA, le 26 décembre 1945 doit se retourner dans sa tombe. Ce décret permet à la France de décider de la quantité d’argent à injecter dans le circuit économique de ses ex- colonies indépendantes depuis les années 1960. Les Africains considèrent cette monnaie de « servitude ». Or la France affirme soutenir le franc CFA en tant que « pays riche », et garantir sa convertibilité, donc sa crédibilité (référence J.O.F n°3 du 15 avril 1970, p.186 alinéa 5 : « La coopération monétaire doit permettre aux pays d’Outre mer d’avancer plus vite qu’ils ne pourraient le faire seuls ».
L’ancien ministre ivoirien des Finances, Mamadou Koulibaly disait: « Bien que la gestion de cette monnaie ait été confiée à des banques centrales communes, ces banques n’ont d’africain que le nom. En réalité, elles n’ont aucun pouvoir et ne sont rien de plus que de gigantesques institutions bureaucratiques qui ne décident pas des politiques monétaires. Elles sont là pour faire croire aux pays de la zone franc qu’ils sont maîtres de leur destinée ». Une nouvelle étape vient d’être franchie.
Espérons que les Etats de la Cémac n’auront plus à verser au Trésor français 50% de leurs ventes à l’exportation, que la fuite des capitaux provenant du commerce extérieur et les devises issues reviendront dans la zone. La révélation venait de l’actuelle directrice générale du FMI Christine Lagarde, ex-ministre de l’Economie, avant le sommet de la zone franc au Tchad en avril 2010. On sait que la question de la monnaie est indissociable de la question de la démocratie, de l’indépendance et d’un État de droit, on sera attaché à voir les pays de la Cémac se « responsabiliser » rapidement, grâce à une « autonomie et une indépendance monétaires progressives » et ainsi s’occuper de l’intérêt des populations et la maîtrise de leur développement, tout en gardant de très bonnes relations avec la France, des relations d’égal à égal.
Grâce à leurs atouts conjugués, les Etats de la Cémac doivent se montrer à la hauteur de supporter le poids de leur développement en décidant désormais d

