Roger Milla: Je pense que la Côte d’Ivoire montre de très bonnes individualités, mais elle ne possède pas encore de véritable équipe. Tous ces joueurs évoluent ensemble depuis peu. La Côte d’Ivoire a toujours eu de bons joueurs et elle aurait du être une grande équipe depuis fort longtemps. La qualification n’est pas encore acquise, car les Eléphants doivent battre et l’Egypte et le Cameroun, sans parler de la Libye, ils en sont conscients. Malgré un désordre récent, l’équipe camerounaise revient actuellement avec une vraie force collective. Le suspense sera présent jusqu’au bout.
Africafoot.com: En dehors de vos activités courantes, vous apportez votre soutien à «Culture Foot Solidaire», une association qui aide les jeunes footballeurs, présents en France, en situation d’échec !!
Roger Milla: Je suis très sensible à l’exode de ces jeunes, qui quittent l’Afrique sans pour autant connaître les conséquences de leur acte. Je suis très content que cette association ait pu enfin voir le jour. A présent, tout le monde doit se mobiliser pour faire avancer les choses. Des années durant, c’était une catastrophe de voir arriver tous ces jeunes, par n’importe quels moyens, emmenés par n’importe qui ! La FIFA a réagi en édictant de nouvelles règles, mais cela ne suffit pas. Ces jeunes, qui viennent chercher la vie pour eux et leur famille, doivent être soutenus. Ils ne doivent surtout pas devenir des délinquants.
Africafoot.com: A votre époque, était-il plus ou moins difficile de venir en Europe ?
Roger Milla : A notre époque, l’exode n’existait pas. Il était rare de voir des Africains quitter leur pays et venir en France, ils étaient au nombre d’environ deux ou trois par an. Les championnats européens n’étaient pas forcément ouverts aux Africains. Les clubs français ne pouvaient pas engager dix joueurs africains en même temps, comme cela se passe maintenant. Le problème est plus présent aujourd’hui, il faut donc en parler.
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Roger Milla: Je suis très sensible à l’exode de ces jeunes, qui quittent l’Afrique sans pour autant connaître les conséquences de leur acte. Je suis très content que cette association ait pu enfin voir le jour. A présent, tout le monde doit se mobiliser pour faire avancer les choses. Des années durant, c’était une catastrophe de voir arriver tous ces jeunes, par n’importe quels moyens, emmenés par n’importe qui ! La FIFA a réagi en édictant de nouvelles règles, mais cela ne suffit pas. Ces jeunes, qui viennent chercher la vie pour eux et leur famille, doivent être soutenus. Ils ne doivent surtout pas devenir des délinquants.
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Roger Milla : A notre époque, l’exode n’existait pas. Il était rare de voir des Africains quitter leur pays et venir en France, ils étaient au nombre d’environ deux ou trois par an. Les championnats européens n’étaient pas forcément ouverts aux Africains. Les clubs français ne pouvaient pas engager dix joueurs africains en même temps, comme cela se passe maintenant. Le problème est plus présent aujourd’hui, il faut donc en parler.

