Malgré la répression barbares qui va sévir sur le SDF, malgré les menaces et les risques qui pèsent sur eux et qui sont mis en relief par l’apparition de nouveaux lexiques génocidaires dans le champ politique, les Bamileke vont, comme ils l’ont fait pour l’UPC au tournant des années d’indépendance, faire un choix patriotique risqué, par une adhésion massivement au SDF, au détriment du parti de leur propre frère Hameni Mbieleu, qui va d’ailleurs s’allier au SDF lors des élections présidentielles de 1992, gagnées comme nous le savons tous, par John Fru Ndi.
Personne ne peut prétendre que les Bamilekes ont adhéré au SDF par calculs politiciens, ou par intérêts claniques, d’autant plus que dans l’appareil dirigeant de ce parti, aucun Bamileke n’a jamais tenu une position de pouvoir, et ceci est d’ailleurs encore valable aujourd’hui. Bien entendu, comme ce fut le cas pour l’UPC, leur adhésion au SDF leur a couté très chère. Apres les élections de 1992, une chasse aux sorcières a eu lieu dans les régions du Sud du pays ou des maisons, boutiques et autres biens appartenant aux Bamilekes ont été brulés, et dans certains cas, avec leurs occupants.
La candidature du Patriarche Albert Dzongang
L’Honorable Albert Dzongang est un ancien Député Bamileke de la ville de Douala, et un transfuge du RDPC, un parti qu’il a servi avec abnégation avant de démissionner avec fracas. Il crée ensuite son parti politique, la Dynamique, et en 1997 il décide, indigné par toutes les frustrations accumulées par les Bamilekes, de se présenter aux élections présidentielles, comme « Le Candidat de Bamileke », qui va rétablir leur dignité bafouée et défendre leurs intérêts menacés. Sa campagne, qui sera concentrée à l’Ouest et sur les associations et autres milieux Bamileke ne fait aucun doute, ni aucune équivoque sur son programme et ses intentions. Il rassemble à son domicile de Bassa des intellectuels, entrepreneurs et leaders d’associations Bamileke pour les convaincre de le suivre. Mais, comme Mathias Djoumessi avant lui, l’Honorable Albert Dzongang s’est rendu compte à quel point il s’était trompé. Les Bamilekes ne l’ont pas suivi.
Personne ne peut prétendre que les Bamilekes ont adhéré au SDF par calculs politiciens, ou par intérêts claniques, d’autant plus que dans l’appareil dirigeant de ce parti, aucun Bamileke n’a jamais tenu une position de pouvoir, et ceci est d’ailleurs encore valable aujourd’hui. Bien entendu, comme ce fut le cas pour l’UPC, leur adhésion au SDF leur a couté très chère. Apres les élections de 1992, une chasse aux sorcières a eu lieu dans les régions du Sud du pays ou des maisons, boutiques et autres biens appartenant aux Bamilekes ont été brulés, et dans certains cas, avec leurs occupants.
La candidature du Patriarche Albert Dzongang
L’Honorable Albert Dzongang est un ancien Député Bamileke de la ville de Douala, et un transfuge du RDPC, un parti qu’il a servi avec abnégation avant de démissionner avec fracas. Il crée ensuite son parti politique, la Dynamique, et en 1997 il décide, indigné par toutes les frustrations accumulées par les Bamilekes, de se présenter aux élections présidentielles, comme « Le Candidat de Bamileke », qui va rétablir leur dignité bafouée et défendre leurs intérêts menacés. Sa campagne, qui sera concentrée à l’Ouest et sur les associations et autres milieux Bamileke ne fait aucun doute, ni aucune équivoque sur son programme et ses intentions. Il rassemble à son domicile de Bassa des intellectuels, entrepreneurs et leaders d’associations Bamileke pour les convaincre de le suivre. Mais, comme Mathias Djoumessi avant lui, l’Honorable Albert Dzongang s’est rendu compte à quel point il s’était trompé. Les Bamilekes ne l’ont pas suivi.

