C’est donc en masse et de manière systématique que les Bamilékés adhèrent à l’UPC au détriment de Kumze, et font de la région Bamileke le premier bastion de ce parti. Lorsque l’UPC est interdite, les Bamilekes, suivant l’appel d’Um Nyobe, un Bassa inconnus dans les camapgnes, entrent en résistance. La France va leur faire payer un prix lourd pour leur audace, et le dernier nationaliste Upeciste assassiné par l’armée s’appelle Ernest Ouandie, un Bamileke fusillé sur la place publique à Bafoussam le 15 janvier 1970.
Les Bamilekes et le SDF
Au début des années 90, sous la contrainte de la rue, Paul Biya essaye timidement d’assouplir le jeu politique et accède à la demande du multipartisme. Tout s’est en réalité joué à Bamenda, le 26 mai 1990. Un libraire charismatique, défie la machine militaire déployée ce jour-là par le parti unique et lance un parti politique, le SDF. Ce libraire s’appelle Ni John Fru Ndi. Il a repris, presque mot pour mot, le discours de libération d’Um Nyobe. Il parle de « Power to the People » et fait preuve d’un courage et d’une audace suicidaires dans lesquels les Bamilekes vont se reconnaitre très vite.
Malgré la répression et les hésitations, Paul Biya est obligé d’annoncer l’avènement du multipartisme. Puis, une multitude de partis politiques voient le jour. Parmi les partis politiques créés par les Bamileke, l’UFDC émerge rapidement. Son fondateur est un Bamileke du Haut Nkam, spécialiste des questions de la sécurité militaire. Il s’appelle Hameni Mbieleu et vit à Yaoundé. Le discours du Président Hameni est vite éteint par le slogan du SDF, « Power to the People », qui résonne, tout comme le discours de libération de Ruben Um Nyobe 40 ans plus tôt, dans les campagnes Bamileke.
Les Bamilekes et le SDF
Au début des années 90, sous la contrainte de la rue, Paul Biya essaye timidement d’assouplir le jeu politique et accède à la demande du multipartisme. Tout s’est en réalité joué à Bamenda, le 26 mai 1990. Un libraire charismatique, défie la machine militaire déployée ce jour-là par le parti unique et lance un parti politique, le SDF. Ce libraire s’appelle Ni John Fru Ndi. Il a repris, presque mot pour mot, le discours de libération d’Um Nyobe. Il parle de « Power to the People » et fait preuve d’un courage et d’une audace suicidaires dans lesquels les Bamilekes vont se reconnaitre très vite.
Malgré la répression et les hésitations, Paul Biya est obligé d’annoncer l’avènement du multipartisme. Puis, une multitude de partis politiques voient le jour. Parmi les partis politiques créés par les Bamileke, l’UFDC émerge rapidement. Son fondateur est un Bamileke du Haut Nkam, spécialiste des questions de la sécurité militaire. Il s’appelle Hameni Mbieleu et vit à Yaoundé. Le discours du Président Hameni est vite éteint par le slogan du SDF, « Power to the People », qui résonne, tout comme le discours de libération de Ruben Um Nyobe 40 ans plus tôt, dans les campagnes Bamileke.

