3. Un projet urbain contesté
Par ce projet, le gouvernement allemand entend empêcher les Duala de tirer profit de leurs terres. Lorsqu’ils sont informés, leurs chefs s'y opposent : « nos terres et biens sont notre richesse, c'est de leur vente que nous vivons ». La première protestation est celle de Rudolph Manga Bell en novembre 1911, dans un télégramme adressé au Reichstag :
"En raison de leur impuissance à pouvoir se défendre, les chefs supérieurs de Duala prient respectueusement la Haute-Diète allemande de bien vouloir demander très gracieusement au Bundesrat ou bien à Monsieur le Chancelier de prendre des mesures pour l’annulation de l’expropriation de notre bien-fonds ainsi que pour celle du refoulement du peuple duala loin du fleuve, refoulement qui mettrait tout le peuple dans l’impossibilité de subvenir à ses besoins."
Par ce projet, le gouvernement allemand entend empêcher les Duala de tirer profit de leurs terres. Lorsqu’ils sont informés, leurs chefs s'y opposent : « nos terres et biens sont notre richesse, c'est de leur vente que nous vivons ». La première protestation est celle de Rudolph Manga Bell en novembre 1911, dans un télégramme adressé au Reichstag :
"En raison de leur impuissance à pouvoir se défendre, les chefs supérieurs de Duala prient respectueusement la Haute-Diète allemande de bien vouloir demander très gracieusement au Bundesrat ou bien à Monsieur le Chancelier de prendre des mesures pour l’annulation de l’expropriation de notre bien-fonds ainsi que pour celle du refoulement du peuple duala loin du fleuve, refoulement qui mettrait tout le peuple dans l’impossibilité de subvenir à ses besoins."

