e 26 avril 1914, Ndame, l’émissaire de Rudolf, est reçu par le sultan Njoya. C’est au cours de cette entretien qu’il aurait indiqué, d’après les archives allemandes, que Rudolf Duala Manga Bell avait l’intention de s’adresser aux Anglais, qu’il estimait meilleurs gestionnaires coloniaux : « Les Allemands sont injustes, ils n’aiment pas les chefs des Noirs… Les Anglais par contre n’agissent pas ainsi ». Njoya lui aurait alors répondu : « Les Allemands sont mes maîtres, qu’ils me fassent du bien ou du mal, je leur reste fidèle ». Le lendemain, il se confie au missionnaire bâlois Gerprägs, qui lui recommande de tout mettre par écrit et d’en informer les autorités allemandes. Le 28 avril 1914, le sultan livre Ndame et le compte-rendu de leur conversation aux Allemands.
Cela aboutit à l’arrestation de Rudolf Duala Manga Bell et Ngosso Din, le 10 mai, pour trahison. Emprisonnés à Douala, ils sont jugés le 7 août puis pendus le lendemain alors que la Grande Guerre vient de commencer. Juste avant son exécution Manga Bell aurait dit ces quelques mots :
"Vous pendez un innocent, vous me tuez pour rien. Mais les conséquences de cet acte auront une suite mémorable. Maintenant, je quitte les miens ; mais maudits soient les Allemands. Dieu que j’implore, écoute ma dernière volonté : que ce sol ne soit plus jamais foulé par les Allemands".
Cela aboutit à l’arrestation de Rudolf Duala Manga Bell et Ngosso Din, le 10 mai, pour trahison. Emprisonnés à Douala, ils sont jugés le 7 août puis pendus le lendemain alors que la Grande Guerre vient de commencer. Juste avant son exécution Manga Bell aurait dit ces quelques mots :
"Vous pendez un innocent, vous me tuez pour rien. Mais les conséquences de cet acte auront une suite mémorable. Maintenant, je quitte les miens ; mais maudits soient les Allemands. Dieu que j’implore, écoute ma dernière volonté : que ce sol ne soit plus jamais foulé par les Allemands".

