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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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1 frere 1 frere a écrit le 2 juin 2018 à 21h52
Il dit avoir répondu au chef de s’avancer, qu’il arrive : « je voulais vraiment finir rapidement et les rencontrer. Mais le savon avec lequel je lavais ma couverture a juste disparu de ma vue. Je me suis mis à le chercher pendant des heures. Voyez-vous, Dieu fait des choses »,comme pour dire que s’il avait aussitôt rangé ses vêtements pour rejoindre ce groupe de jeunes, il aurait aussi été tué.

Le jeune habitant de Menka dit également avoir aperçu pendant la fusillade l’étrange voiture dans laquelle se trouvait le chef rouler à toute vitesse et ses occupants tirer sur tous ceux qui se trouvaient aux alentours. S’Il est difficile pour l’instant de crédibiliser ce récit du témoin de Menka, il n’en demeure pas moins qu’il a le mérite de conforter les informations confidentielles reçues ainsi que les hypothèses formulées par votre journal en ligne. A savoir que les militaires qui ont exécuté ces jeunes les connaissaient personnellement et les ont ciblé.

Ce récit a également le mérite de conforter notre rédaction à l’idée que ces jeunes ont bel et bien été exécutés sommairement à l’issue d’une opération secrète qui a eu lieu au levée du jour (loin de la curiosité des villageois). Car comment comprendre qu’après une opération ayant permis de neutraliser un gang de malfaiteurs (comme nous l’a fait croire le porte-parole du gouvernement Issa Tchiroma Bakary lors de son point de presse le 28 mai) dans un village, ni le chef de ce village (qui a d’ailleurs quitté Menka ce matin-là), ni le sous-préfet de Santa, ni le préfet de la Mezam, ni le Gouverneur du Nord-Ouest, ni les autorités sécuritaires de la localité encore moins les militaires, gendarmes et policiers ayant mené l’opération, n’ont été aperçu sur les lieux après cette opération ?

Comment comprendre que ni les armes et munitions prétendument saisies, ni la soi-disant terroriste qui s’est rendue, à en croire le gouvernement, n’aient pas été présentées au public comme un exploit de l’armée camerounaise ? Et si ce témoignage du jeune de MEnka venait aussi conforter les informations selon lesquelles des élites de la localité de Santa auraient, après avoir organisé leur réunion à cet hôtel rural, décidé d’en finir avec ces jeunes qui n’ont pas rempli la mission pour laquelle ils ont été recrutés et payés : kidnapper des personnes et se faire passer pour des indépendantistes anglophone
Merci de patienter...
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