De la traite négrière au Cameroun; le rôle des chefs Douala
Contrairement au fallacieux argument que les chefs Douala vendirent leurs frères, de nombreux travaux dont ceux, très récents, de l’universitaire américaine Lisa Aubrey sont assez précis et plus complets dont on disposait jusqu’à présent. Le gros du contingent des malheureux captifs que l’on vendait aux négriers venaient de l’hinterland. Réduire ce rôle aux chefs Douala relève également de malhonnêteté intellectuelle.
Dans le document, Tradition orale liée à la traite négrière et à l’esclavage en Afrique centrale, édité par l’Unesco dans le cadre du projet « La route de l’esclave » et publié sous la direction du Professeur Jérôme Tangu Kwenzi-Mikala, les témoignages camerounais sont assez instructifs. Ils montrent effectivement que l’esclavage a existé, que les fournisseurs noirs étaient des partenaires incontournables des négriers blancs. Ces témoignages fournissent des renseignements sur l’organisation du commerce des esclaves, sur le déroulement de la capture, de la vente et de l’embarquement des esclaves. Ils donnent des indications sur les routes empruntées et leurs débouchés sur le littoral, sur les marchés, lieux de prédilection pour s’approvisionner en esclaves. Enfin, ils renseignent sur les astuces que trouvaient les populations pour être épargnées de l’esclavage, sur le réseau de relations tissées entre les négriers blancs et les traitants noirs et autres intermédiaires.
Selon la documentation relevée par Lisa Aubrey, les trois points d’embarquement furent : Bimbia, Wouri River et Rio Del Rey vers la péninsule de Bakassi. Ces lieux ne furent pas emménagés par les chefs Douala, mais par les Négriers comme partout ailleurs dans le monde selon leur positionnement géographique et stratégique. Les recherches de notre sœur américaine révèlent enfin que les esclaves destinés aux exploitations du Nouveau Monde provenait pour l’essentiel des Grassfields constituées de la région Bamiléké actuelle, du Nord-ouest, du Noun, du Mbam ou du terroir ancestral Tikar. De nombreuses autres communautés, comme les Haoussa, furent maîtres des razzias organisées par les complices de cet ignoble crime.
On pourrait produire des tonnes de documents pour contrer la cabale d’Achille Mbembe, mais nous nous en tiendra cette fois à ces quelques démonstrations.
Contrairement au fallacieux argument que les chefs Douala vendirent leurs frères, de nombreux travaux dont ceux, très récents, de l’universitaire américaine Lisa Aubrey sont assez précis et plus complets dont on disposait jusqu’à présent. Le gros du contingent des malheureux captifs que l’on vendait aux négriers venaient de l’hinterland. Réduire ce rôle aux chefs Douala relève également de malhonnêteté intellectuelle.
Dans le document, Tradition orale liée à la traite négrière et à l’esclavage en Afrique centrale, édité par l’Unesco dans le cadre du projet « La route de l’esclave » et publié sous la direction du Professeur Jérôme Tangu Kwenzi-Mikala, les témoignages camerounais sont assez instructifs. Ils montrent effectivement que l’esclavage a existé, que les fournisseurs noirs étaient des partenaires incontournables des négriers blancs. Ces témoignages fournissent des renseignements sur l’organisation du commerce des esclaves, sur le déroulement de la capture, de la vente et de l’embarquement des esclaves. Ils donnent des indications sur les routes empruntées et leurs débouchés sur le littoral, sur les marchés, lieux de prédilection pour s’approvisionner en esclaves. Enfin, ils renseignent sur les astuces que trouvaient les populations pour être épargnées de l’esclavage, sur le réseau de relations tissées entre les négriers blancs et les traitants noirs et autres intermédiaires.
Selon la documentation relevée par Lisa Aubrey, les trois points d’embarquement furent : Bimbia, Wouri River et Rio Del Rey vers la péninsule de Bakassi. Ces lieux ne furent pas emménagés par les chefs Douala, mais par les Négriers comme partout ailleurs dans le monde selon leur positionnement géographique et stratégique. Les recherches de notre sœur américaine révèlent enfin que les esclaves destinés aux exploitations du Nouveau Monde provenait pour l’essentiel des Grassfields constituées de la région Bamiléké actuelle, du Nord-ouest, du Noun, du Mbam ou du terroir ancestral Tikar. De nombreuses autres communautés, comme les Haoussa, furent maîtres des razzias organisées par les complices de cet ignoble crime.
On pourrait produire des tonnes de documents pour contrer la cabale d’Achille Mbembe, mais nous nous en tiendra cette fois à ces quelques démonstrations.

