La dissolution des sociétés autochtones est le fait des puissances en mission de conquête sur cette terre d’Afrique et prétendre le contraire est intellectuellement malhonnête.
Des traités signés par les chefs Douala
On peu généralement lire ici et là que le traité Germano-Douala du 12 janvier 1884 fait du Cameroun un protectorat allemand. Celle extrapolation mérite d’être décriée une fois pour toutes. À l’observation, c’était un simple traité de commerce entre des chefs locaux et des missions commerciales allemandes. La récupération politique ne le sera que plus tard. L’interprétation abusive des termes d’une proposition d’entente préalablement destinée aux Anglais -ce texte est écrit en anglais faut-il préciser- a mené à tous les préjugés disséminés dans la mémoire collective.
Ainsi, au-delà des morceaux choisis du politologue Mbembe, il faut savoir que dans le contexte de l’époque, tout traité avait pour but de se prémunir ou de bénéficier de certains avantages. Explication de texte. Vouloir se placer sous protectorat anglais puis finalement l’obtenir des Allemands découlait de principes de coopération et de diplomatie bien plus raffinés aujourd’hui. Tout comme l’objet des traités demandant une « protection » par les chefs Douala à travers une série de lettres adressée en 1864, 1879 et 1881 relevait d’espèces d’accord de défense. Pourquoi ? Élémentaire. Ils avaient évalué certains rapports de force et estimé qu’il valait mieux, devant la concurrence ambiante, s’adosser à l’une d’entre-elles. Et, redisons-le, ces ententes étaient de nature fondamentalement commerciale comme la Cour d’équité établie le 14 janvier 1856, dont le texte stipule entre autres qu’elle fut créée en vue d’une « meilleure réglementation des affaires commerciales entre les subrécargues (surveillants de la cargaison et agents de commerce) et les commerçants indigènes du fleuve Cameroun … ». Une farce ? Libre à lui. Mais passons car, de toutes les façons, pour Achille Mbembe, les chefs Douala n’ont aucun mérite, ni dans la conscience collective, ni dans leur réalisation propre et le devenir de leur communauté et, partant, celui d’un Kamerun en gestation.
Des traités signés par les chefs Douala
On peu généralement lire ici et là que le traité Germano-Douala du 12 janvier 1884 fait du Cameroun un protectorat allemand. Celle extrapolation mérite d’être décriée une fois pour toutes. À l’observation, c’était un simple traité de commerce entre des chefs locaux et des missions commerciales allemandes. La récupération politique ne le sera que plus tard. L’interprétation abusive des termes d’une proposition d’entente préalablement destinée aux Anglais -ce texte est écrit en anglais faut-il préciser- a mené à tous les préjugés disséminés dans la mémoire collective.
Ainsi, au-delà des morceaux choisis du politologue Mbembe, il faut savoir que dans le contexte de l’époque, tout traité avait pour but de se prémunir ou de bénéficier de certains avantages. Explication de texte. Vouloir se placer sous protectorat anglais puis finalement l’obtenir des Allemands découlait de principes de coopération et de diplomatie bien plus raffinés aujourd’hui. Tout comme l’objet des traités demandant une « protection » par les chefs Douala à travers une série de lettres adressée en 1864, 1879 et 1881 relevait d’espèces d’accord de défense. Pourquoi ? Élémentaire. Ils avaient évalué certains rapports de force et estimé qu’il valait mieux, devant la concurrence ambiante, s’adosser à l’une d’entre-elles. Et, redisons-le, ces ententes étaient de nature fondamentalement commerciale comme la Cour d’équité établie le 14 janvier 1856, dont le texte stipule entre autres qu’elle fut créée en vue d’une « meilleure réglementation des affaires commerciales entre les subrécargues (surveillants de la cargaison et agents de commerce) et les commerçants indigènes du fleuve Cameroun … ». Une farce ? Libre à lui. Mais passons car, de toutes les façons, pour Achille Mbembe, les chefs Douala n’ont aucun mérite, ni dans la conscience collective, ni dans leur réalisation propre et le devenir de leur communauté et, partant, celui d’un Kamerun en gestation.

