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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 29 mai 2018 à 21h24
eitz prévoit pour cela d'exproprier les Duala de leur lieu d'habitation traditionnel qui doit devenir la ville européenne. De nouveaux lotissements (New Bell, New Akwa, New Deido) seront aménagés à l'arrière du pays pour les autochtones selon le nouveau plan d'urbanisation. Ces nouveaux lotissements seront séparés de la ville Européenne par un no man's land de un kilomètre de large. Rudolf Douala Manga va s'opposer à ce projet qu'il qualifie de « projet d'apartheid »



En 1913, malgré les protestations de Douala Manga et des habitants du plateau Joss (Bonanjo) clan Bell, ceux ci sont notifiés par décret de leur expropriation.

Douala Manga fait alors savoir aux allemands que le traité de 1884 ne prévoit pas l'expropriation des autochtones de leur lieu d'habitation. La tension s'accroît entre les populations locales et les autorités coloniales allemandes. Le 4 Août, Douala Manga est relevé de ses fonctions de chef supérieur, ce qui lui fait perdre sa pension annuelle de 3000 Marks. Malgré cela, il ne rennonce pas à son opposition au projet allemand.



En 1914, à la suite de nombreuses pétitions que Douala Manga Belle envoie en Allemagne, l'affaire de l'expropriation fait l'objet de vifs débats au parlemen allemand (reichstag).



Pour contrer les manoeuvres dilatoires des autorités coloniales locales, Douala Manga Bell dépêche alors son sécrétaire Ngosso Din en Allemagne. La mission de ce dernier est de susciter en Allemagne un mouvement de solidarité en faveur des auochtones qui refusent toujours l'expropriation.
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