TRISTE FIN POUR LE BIYA ZAIROIS
Mobutu expire le 7 septembre 1997 à l’âge de 66 ans. Exsangue, vidé par les hémorragies, il pèse à peine quarante kilos. Il a souffert énormément et voulait en finir. Après une cérémonie funèbre en présence de la famille et du dernier carré de fidèles, Mobutu est inhumé dans un modeste tombeau en forme de chapelle au cimetière européen de Rabat, réservé aux non-musulmans. Une sépulture presque anonyme, que seules trois lettres entrelacées sur la pierre permettent d’identifier, MSS, les initiales posthumes du défunt.
À l’heure de sa gloire, Mobutu répétait volontiers?: “On ne dira jamais de moi?: voilà l’ex-président du Zaïre, mais?: ci-gît Mobutu, président du Zaïre.†Et pourtant, ex-président il fut. Pendant un peu plus de cent jours, après sa chute et sa fuite. Ex-président, il gît depuis vingt ans. Mobutu n’est pas mort au pouvoir. Il n’est pas mort dans son pays. Double affront du destin. Et nul ne sait si ses ossements reposeront un jour sur cette terre où, selon la tradition bantoue, l’attendent ses ancêtres. »
Mobutu expire le 7 septembre 1997 à l’âge de 66 ans. Exsangue, vidé par les hémorragies, il pèse à peine quarante kilos. Il a souffert énormément et voulait en finir. Après une cérémonie funèbre en présence de la famille et du dernier carré de fidèles, Mobutu est inhumé dans un modeste tombeau en forme de chapelle au cimetière européen de Rabat, réservé aux non-musulmans. Une sépulture presque anonyme, que seules trois lettres entrelacées sur la pierre permettent d’identifier, MSS, les initiales posthumes du défunt.
À l’heure de sa gloire, Mobutu répétait volontiers?: “On ne dira jamais de moi?: voilà l’ex-président du Zaïre, mais?: ci-gît Mobutu, président du Zaïre.†Et pourtant, ex-président il fut. Pendant un peu plus de cent jours, après sa chute et sa fuite. Ex-président, il gît depuis vingt ans. Mobutu n’est pas mort au pouvoir. Il n’est pas mort dans son pays. Double affront du destin. Et nul ne sait si ses ossements reposeront un jour sur cette terre où, selon la tradition bantoue, l’attendent ses ancêtres. »

