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Le gouvernement camerounais muet sur le coût réel des vacances de Paul Biya
Toutes ces réactions n’ont cependant pas convaincu grand monde. Pour de nombreux observateurs, les défenseurs de Paul Biya ont soigneusement évité les vraies questions : les chiffres publiés par la presse sont-ils vrais ? Qui de l’Etat camerounais ou de Paul Biya payera la note ? Silence radio du côté de Yaoundé. Interrogé par la BBC Issa Tchiroma Bakary s’est contenté de se demander si le président camerounais n’a pas le droit de faire ce qu’il veut de son argent. Ce à quoi de nombreuses personnes laissent observer que Paul Biya s’est toujours refusé à publier la liste de ses biens et à divulguer son salaire comme la Constitution camerounaise l’y oblige. Titus Edzoa, son ancien ministre et mentor, jeté en prison officiellement pour « détournement de fonds publics » après avoir divulgué son intention de briguer la magistrature suprême en 1997, avait dit de lui qu’il est l’homme le plus riche du Cameroun. Récemment, Paul Biya avait été épinglé par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), dans sa liste des dirigeants ayant mal acquis leurs biens. Selon le quotidien en ligne français Rue 89, ses vacances ont été plus chères que celles de Barack Obama le président américain, qui pour avoir loué une villa pour un montant compris entre 24 000 et 35 000 euros a provoqué une polémique en août dernier aux Etats-Unis.
Le Cameroun est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec 48% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Il doit compter sur l’aide étrangère pour assurer sa survie. La France s’est d’ailleurs engagée à verser 537 millions d’euros sur cinq ans à ce pays d’Afrique centrale, pour son désendettement et son développement. Paul Biya, qui quitte La Baule samedi, a déclaré au quotidien Ouest France que « face à la crise, il est nécessaire que les pays industrialisés renforcent la solidarité internationale ».
René Dassié
Source Afrk.com
Le gouvernement camerounais muet sur le coût réel des vacances de Paul Biya
Toutes ces réactions n’ont cependant pas convaincu grand monde. Pour de nombreux observateurs, les défenseurs de Paul Biya ont soigneusement évité les vraies questions : les chiffres publiés par la presse sont-ils vrais ? Qui de l’Etat camerounais ou de Paul Biya payera la note ? Silence radio du côté de Yaoundé. Interrogé par la BBC Issa Tchiroma Bakary s’est contenté de se demander si le président camerounais n’a pas le droit de faire ce qu’il veut de son argent. Ce à quoi de nombreuses personnes laissent observer que Paul Biya s’est toujours refusé à publier la liste de ses biens et à divulguer son salaire comme la Constitution camerounaise l’y oblige. Titus Edzoa, son ancien ministre et mentor, jeté en prison officiellement pour « détournement de fonds publics » après avoir divulgué son intention de briguer la magistrature suprême en 1997, avait dit de lui qu’il est l’homme le plus riche du Cameroun. Récemment, Paul Biya avait été épinglé par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), dans sa liste des dirigeants ayant mal acquis leurs biens. Selon le quotidien en ligne français Rue 89, ses vacances ont été plus chères que celles de Barack Obama le président américain, qui pour avoir loué une villa pour un montant compris entre 24 000 et 35 000 euros a provoqué une polémique en août dernier aux Etats-Unis.
Le Cameroun est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec 48% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Il doit compter sur l’aide étrangère pour assurer sa survie. La France s’est d’ailleurs engagée à verser 537 millions d’euros sur cinq ans à ce pays d’Afrique centrale, pour son désendettement et son développement. Paul Biya, qui quitte La Baule samedi, a déclaré au quotidien Ouest France que « face à la crise, il est nécessaire que les pays industrialisés renforcent la solidarité internationale ».
René Dassié
Source Afrk.com

