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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 22 mai 2018 à 9h21
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. Cet éditorial va permettre à l’Etat camerounais, fortement embarrassé par l’affaire, d’essayer de reprendre pied. Mardi, le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, ancien opposant passé dans le camp présidentiel, a convoqué la presse à Yaoundé pour s’expliquer. Dans la même journée, il a publié un communiqué officiel, dans lequel il cite, en les numérotant, de larges extraits de l’éditorial de Yannick Urrien. « Une fois de plus, le Chef de l’Etat camerounais est victime d’une agression de forces tapies dans l’ombre, qui manipulent les médias même hors des frontières nationales », a-t-il écrit. Pour lui, le Cameroun est tout simplement victime de manœuvres de déstabilisation. Son prédécesseur au ministère de la communication et aujourd’hui titulaire du portefeuille de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo que certains journaux camerounais qualifie souvent de Sakombi de Paul Biya [1] a fustigé de son côté « Ceux qui veulent aujourd’hui franchir le Rubicon (en couvrant d’opprobre l’apôtre de la démocratie apaisée) ». Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental camerounais, a également publié des articles reprenant la position gouvernementale.

Le gouvernement camerounais muet sur le coût réel des vacances de Paul Biya

Toutes ces réactions n’ont cependant pas convaincu grand monde. Pour de nombreux observateurs, les défenseurs de Paul Biya ont soigneusement évité les vraies questions : les chiffres publiés par la presse sont-ils vrais ? Qui de l’Etat camerounais ou de Paul Biya payera la note ? Silence radio du côté de Yaoundé. Interrogé par la BBC Issa Tchiroma Bakary s’est contenté de se demander si le président camerounais n’a pas le droit de faire ce qu’il veut de son argent. Ce à quoi de nombreuses personnes laissent observer que Paul Biya s’est toujours refusé à publier la liste de ses biens et à divulguer son salaire comme la Constitution camerounaise l’y oblige. Titus Edzoa, son ancien ministre et mentor, jeté en prison officiellement pour « détournement de fonds publics » après avoir divulgué son intention de briguer la magistrature suprême en 1997, avait dit de lui qu’il est l’homme le plus riche du Cameroun. Récemment, Paul Biya avait été épinglé par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), dans sa liste des dirigeants ayant mal acquis leurs biens. Selon le quo
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