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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 22 mai 2018 à 9h19
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Tout a commencé le 29 août dernier. Trois médias français, France Inter, Radio Fidélité Nantes et le quotidien régional Ouest France révèlent que le président camerounais suivi, par une délégation de plus de 40 personnes, a pris ses quartiers à l’Hermitage et au Royal, deux hôtels quatre et cinq étoiles de la Baule. Il a choisi cette commune de l’ouest de la France pour y passer trois semaines de vacances. Rien d’anormal à cela. Ce qui fait problème, par contre, c’est le coût de revient journalier de ces vacances : 42 000 euros pour les 43 chambres occupées. Une somme qui ne prend pas en compte les frais de restauration et de loisirs (casino, séances de thalasso, shopping etc.). La note à ce niveau est déjà salée : au bas mot 800 000 euros pour trois semaines. On est pourtant loin du compte. Il faut y ajouter aussi « les 340.000 euros par jour de location de votre avion qui attendrait au sol, (…) pendant 3 semaines ! », s’est exclamé Chief Milla Assouté, qui a conseillé au président d’interrompre ses vacances et de rentrer au Cameroun.

Panique à Yaoundé

La divulgation du coût de ses vacances a dû surprendre Paul Biya. En posant ses valises à Paris, début août, pour une visite privée qu’il a prolongée en vacances, celui-ci avait essayé d’assurer ses arrières. Il a en effet inondé une partie de la presse française dont Le Monde et l’Express, de publicités et de publi-reportages. Ce sont les médias épargnés par cette campagne de communication fort critiquée par la presse camerounaise qui ont levé le lièvre. Pris au dépourvu, Paul Biya se retourne vers La Baule +, un quotidien gratuit à faible tirage (40 000 exemplaire) vivant uniquement d’annonces publicitaires. Yannick Urrien, son Directeur de publication présenté comme un journaliste controversé et proche de nombreux élus de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), le parti du président français Nicolas Sarkozy, signe un éditorial fort critique à l’égard de ses confrères français, qu’il compare à des prostituées. « Certains s’étonnent encore de voir la profession du journaliste dévalorisée au point qu’un sondage récent indiquait que les Français plaçaient les journalistes et les prostituées à un même niveau de considération…C’est tout dire ! Les Baulois et les commerçants de La Baule viennent de vivre un bel exemple de manipulation médiatique », a-t-il écrit. Cet édi
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