...ce peuple qui le premier pourtant, en 1986, se dressa contre le Renouveau à Sangmelima par la toute première distribution de tracts de dénonciation de ce régime, n’a eu pour unique résultat finalement que de le constituer en un « socle politique » inespéré autour de Paul Biya. Ce « socle politique Beti » quasi-providentiel, lui avait ainsi garanti bien avant l’ouverture des bureaux de vote dans ce scrutin à un seul tour, un matelas de 20% de voix sur le plan national. La suite nous la connaissons tous par cœur, il était, à juste raison, venu craner tout goguenard devant les Camerounais que, « quand Yaoundé respire, le Cameroun vit ».
Mais, nous de l’opposition camerounaise avons-nous tiré les précieux enseignements de cette maladresse monumentale de notre part ? Que non. Nous sommes en train de recommencer exactement comme en 1992, engluée comme nous le sommes dans le tribalisme. Il suffit d’écouter parler hors micro la plupart de nos leaders, pour s’en convaincre. C’est dégoûtant. Les tribalistes, ce sont les autres, surtout s’ils sont Betis, ô ! Plus grave ! Bulu! Mais pas eux…
En 2018 : la « milice Bulu »
Quoi qu’il en soit, on entend de nouveau actuellement, « la milice Bulu », « l’armée Beti », qui naturellement tuent « impitoyablement » les « Anglophones » pour protéger « le vieux dictateur Bulu dont les jours de vie sont désormais comptés». Des mises en garde sont mêmes adressées au Betis afin qu’ils se « désolidarisent à temps de ce vieux dictateurs, faute de quoi … ». Bref, les mêmes sottises qu’en 1992…
Dans le Cameroun de 2018, seuls les membres d’une communauté peuvent critiquer sereinement les membres de cette communauté sans offenser/déranger. Or, nous faisons l’inverse. Disons-nous des vérités. Les Bamiléké qui critiquent Vision 4 aujourd’hui ne critiquent pas toujours leurs frères et sœurs Bamiliké qui appellent à la chasse des Béti. C’est ce comportement qu’il faut abandonner. Lorsque vous critiquez les membres de votre communauté ethnique, d’autres membres vous envahissent inbox pour vous menacer. Or, c’est ce qu’il faut faire pour communiquer sans offenser.
si certains Bamiléké pensent ou font penser que seuls les Betis sont mauvais dans ce pays, alors ils mentent! Que les Bamiléké de bonne volonté commencent à critiquer ouvertement les brebis galeuses Bamiléké et que les Betis de bonne volonté commencent à cr
Mais, nous de l’opposition camerounaise avons-nous tiré les précieux enseignements de cette maladresse monumentale de notre part ? Que non. Nous sommes en train de recommencer exactement comme en 1992, engluée comme nous le sommes dans le tribalisme. Il suffit d’écouter parler hors micro la plupart de nos leaders, pour s’en convaincre. C’est dégoûtant. Les tribalistes, ce sont les autres, surtout s’ils sont Betis, ô ! Plus grave ! Bulu! Mais pas eux…
En 2018 : la « milice Bulu »
Quoi qu’il en soit, on entend de nouveau actuellement, « la milice Bulu », « l’armée Beti », qui naturellement tuent « impitoyablement » les « Anglophones » pour protéger « le vieux dictateur Bulu dont les jours de vie sont désormais comptés». Des mises en garde sont mêmes adressées au Betis afin qu’ils se « désolidarisent à temps de ce vieux dictateurs, faute de quoi … ». Bref, les mêmes sottises qu’en 1992…
Dans le Cameroun de 2018, seuls les membres d’une communauté peuvent critiquer sereinement les membres de cette communauté sans offenser/déranger. Or, nous faisons l’inverse. Disons-nous des vérités. Les Bamiléké qui critiquent Vision 4 aujourd’hui ne critiquent pas toujours leurs frères et sœurs Bamiliké qui appellent à la chasse des Béti. C’est ce comportement qu’il faut abandonner. Lorsque vous critiquez les membres de votre communauté ethnique, d’autres membres vous envahissent inbox pour vous menacer. Or, c’est ce qu’il faut faire pour communiquer sans offenser.
si certains Bamiléké pensent ou font penser que seuls les Betis sont mauvais dans ce pays, alors ils mentent! Que les Bamiléké de bonne volonté commencent à critiquer ouvertement les brebis galeuses Bamiléké et que les Betis de bonne volonté commencent à cr

