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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Akon Akon a écrit le 8 mai 2018 à 15h41
La société se caractérise par son caractère égalitaire : tous les Hommes sont égaux. Dans le passé, il n’y avait donc pas de chef chez les Beti. Cependant, il existait un chef spirituel, détenteur d’un pouvoir magique, qui était pour les hommes, le Zomloa, et lorsqu’il s’agissait d’une femme, Asouzoa. Mais cette hiérarchie n’était que symbolique. La seule hiérarchie existante était celle qui résultait de prestations individuelles entre clans(Mvog) qui s’invitaient les uns les autres.

La Politique chez les Betis- La « bétisation » a créé le replis identitaire, les Bétis ont cessé de critiquer Biya

Au Cameroun, l’affirmation selon laquelle « les peuples ont la mémoire courte » se vérifie pleinement ces jours-ci avec la surprenante réédition du disque rayé qui avait fait réélire Paul Biya en 1992 et selon lequel, « les Betis sont les responsables des malheurs du Cameroun ». Cette année-ci, il y a toutefois une petite variante, à savoir la dissociation entre les « Betis » en général, et les « Bulus », sous-groupe Beti, histoire de bien atteindre la communauté à laquelle appartient Paul Biya, et la rendre porteuse de malheurs pour le pays. Cette innovation a été l’apport des « intellectuels » de facebook et autre « claviéristes » résidents généralement dans les pays occidentaux, dont un grand nombre se réfugie derrières de faux profils pour déverser leur venin et faire étalage de leur étroitesse d’esprit, ou alors lorsqu’ils le font à visage découvert, c’est qu’ils détiennent bien dissimulés au fond de leurs poches, des passeports d’autres pays que celui du Cameroun, cela pouvant toujours servir en cas de coup dur.

Beti égale bêtise...

Des acteurs de l’histoire politique comme Djeukam Tchameni disent que c’était une erreur de lancer la « betisation » du Cameroun. Nous avons encore en mémoire ces anathèmes nauséabonds qui avaient totalement pollué la campagne présidentielle du mois d’octobre 1992, la transformant en une large coalition ethnique nationale anti-Beti pour « chasser enfin du pouvoir ce peule de jouisseurs impénitents qui profite du dur labeur des autres ». Malheureusement pour ces conspirateurs tribaux de l’époque, qui se recrutaient tant dans la presse que dans la quasi-totalité des partis politiques de l’opposition, la campagne haineuse qu’ils ont menée envers ce peuple qui le premier pourtant, en 1986, se dressa contr
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