Dans la Fonction publique, les Bamiléké occupent, en plus grand nombre,
les secteurs difficiles et ingrats de l’enseignement et de l’agriculture. Le « pays
organisateur » et les autres ethnies se partagent le commandement, la police,
l’armée et la finance.
2-3-6- Le ventre mou du dynamisme bamiléké
L’administration centrale, la police, l’armée, les douanes et les impôts
représentent, en effet, le ventre mou du dynamisme bamiléké. Leur taux de
représentation dans ces secteurs est extrêmement faible. Ceux qui parviennent Ã
s’y glisser exercent généralement à des postes subalternes. C’est un indicateur
éloquent qui lève un pan de voile sur la question bamiléké. L’une des formes du
rejet des Bamiléké dans la société camerounaise, c’est leur nomination en très
faibles proportions dans les fonctions supérieures de l’État, à des postes
névralgiques et dans les secteurs où coule le gombo11 comme nous le verrons
plus loin.
2-3-7-Bamiléké : un puissant levier pour l’économie nationale
Le dynamisme qu’on a refusé aux Bamiléké dans certains milieux ne fait
l’ombre d’aucun doute. C’est le sentiment d’orgueil qui peut en découler qui
ferait problème. L’apport de cette composante sociale dans le développement du Cameroun est extrêmement important. Elle ne donne même pas encore toute la
mesure de ses capacités parce que les conditions dans lesquelles elle évolue
actuellement ne lui sont pas très favorables. Tout tend à la décourager, à lui
mettre des entraves, insidieusement et ouvertement. Marginalisés dans les
textes, brimés dans les actes à divers niveaux, les Bamiléké font dans ce pays
figure de mal aimé.
Mais enfin ! Le pays fait fausse route ! S’il pouvait faire un peu de fiction,
anticiper un peu, pour voir ce qu’il serait, ce que seraient ses villes et la plupart
de ses campagnes sans les Bamiléké, il prendrait davantage conscience du rôle
important que ce groupe ethnique joue dans son économie à tous les niveaux et
serait moins hostile à son égard.
« Le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas ! »
Ces propos du président Biya au meeting de campagne électorale de 1992 Ã
Bafoussam n’étaient pas un simple slogan. C’étaient des propos jaillis du fond
du coeur d’un observateur privilégié de la scène économique nationale. En effet,
les Bamiléké jouent un rôle déterminant dans la construction du pays, par leur
les secteurs difficiles et ingrats de l’enseignement et de l’agriculture. Le « pays
organisateur » et les autres ethnies se partagent le commandement, la police,
l’armée et la finance.
2-3-6- Le ventre mou du dynamisme bamiléké
L’administration centrale, la police, l’armée, les douanes et les impôts
représentent, en effet, le ventre mou du dynamisme bamiléké. Leur taux de
représentation dans ces secteurs est extrêmement faible. Ceux qui parviennent Ã
s’y glisser exercent généralement à des postes subalternes. C’est un indicateur
éloquent qui lève un pan de voile sur la question bamiléké. L’une des formes du
rejet des Bamiléké dans la société camerounaise, c’est leur nomination en très
faibles proportions dans les fonctions supérieures de l’État, à des postes
névralgiques et dans les secteurs où coule le gombo11 comme nous le verrons
plus loin.
2-3-7-Bamiléké : un puissant levier pour l’économie nationale
Le dynamisme qu’on a refusé aux Bamiléké dans certains milieux ne fait
l’ombre d’aucun doute. C’est le sentiment d’orgueil qui peut en découler qui
ferait problème. L’apport de cette composante sociale dans le développement du Cameroun est extrêmement important. Elle ne donne même pas encore toute la
mesure de ses capacités parce que les conditions dans lesquelles elle évolue
actuellement ne lui sont pas très favorables. Tout tend à la décourager, à lui
mettre des entraves, insidieusement et ouvertement. Marginalisés dans les
textes, brimés dans les actes à divers niveaux, les Bamiléké font dans ce pays
figure de mal aimé.
Mais enfin ! Le pays fait fausse route ! S’il pouvait faire un peu de fiction,
anticiper un peu, pour voir ce qu’il serait, ce que seraient ses villes et la plupart
de ses campagnes sans les Bamiléké, il prendrait davantage conscience du rôle
important que ce groupe ethnique joue dans son économie à tous les niveaux et
serait moins hostile à son égard.
« Le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas ! »
Ces propos du président Biya au meeting de campagne électorale de 1992 Ã
Bafoussam n’étaient pas un simple slogan. C’étaient des propos jaillis du fond
du coeur d’un observateur privilégié de la scène économique nationale. En effet,
les Bamiléké jouent un rôle déterminant dans la construction du pays, par leur

