Pourquoi ? C’est
curieux ! Ô, culture, quand tu nous tiens !
2-3-5- Le dynamisme bamiléké sur les autres fronts
Les exigences de la vie moderne ont ouvert aux Bamiléké d’autres secteurs
d’activités : l’éducation, la communication, l’hôtellerie, le transport par
autocars, par camions, taxis et mototaxis, autant de secteurs où ils sont
fortement représentés. Ce sont aussi d’habiles artisans qui exercent toutes sortes
de petits métiers ; absolument toutes : maintenance automobile, électricité,
maçonnerie, pâtisserie, boulangerie, couture, menuiserie, charpenterie, garçon
de commerce, de maison, etc. Les Bamiléké ne répugnent à rien qui puisse leur
procurer de l’argent qu’ils cherchent opiniâtrement. C’est pour cette raison
qu’on peut dire avec le Père Mveng et Emmanuel Mounier, la teinte péjorative
en moins, qu’ils sont « âpres au gain ». Dans cet acharnement à s’assumer, Ã
chercher à subvenir aux besoins de sa famille qui préoccupe le Bamiléké, tout
est vertu, mis à part un côté excessif où l’individu a tendance à s’oublier soimême.
Si tous les Camerounais pouvaient avoir cette culture de l’effort soutenu,
le pays ne s’en porterait que mieux. Les Bamiléké sont présents dans tous les secteurs de l’économie nationale
comme en témoignent quelques données statistiques publiées par Jean-Pierre
Warnier que Jean-Baptiste Onana9 reprend à son compte :
« le dernier recensement de 1976 atteste aux Bamiléké un poids économique
loin d’être négligeable : 58% des importateurs nationaux, 94% des
propriétaires des boutiques dans les grands centres urbains, 75% des
négociateurs de cacao et de café, 47% des grossistes industriels, 80% des
patrons de la flotte de taxis, 50% des commerçants informels, 75% des
hôteliers et 50% des transporteurs routiers interurbains »10.
Au regard de ces données qui restent à actualiser et qui portent finalement
sur tous les gros ensembles de la vie économique nationale, on remarque que le
taux moyen de l’implication des Bamiléké dans l’économie nationale s’élève Ã
plus de 66%. C’est une performance plus que honorable qui devrait amener Ã
considérer ce groupe ethnique comme une force sur laquelle le développement
de notre pays doit absolument s’appuyer. Les combattre, c’est combattre
l’économie du Cameroun, il faut qu’on se le dise !
Dans la Fonction publique, les Bamiléké occupent, en plu
curieux ! Ô, culture, quand tu nous tiens !
2-3-5- Le dynamisme bamiléké sur les autres fronts
Les exigences de la vie moderne ont ouvert aux Bamiléké d’autres secteurs
d’activités : l’éducation, la communication, l’hôtellerie, le transport par
autocars, par camions, taxis et mototaxis, autant de secteurs où ils sont
fortement représentés. Ce sont aussi d’habiles artisans qui exercent toutes sortes
de petits métiers ; absolument toutes : maintenance automobile, électricité,
maçonnerie, pâtisserie, boulangerie, couture, menuiserie, charpenterie, garçon
de commerce, de maison, etc. Les Bamiléké ne répugnent à rien qui puisse leur
procurer de l’argent qu’ils cherchent opiniâtrement. C’est pour cette raison
qu’on peut dire avec le Père Mveng et Emmanuel Mounier, la teinte péjorative
en moins, qu’ils sont « âpres au gain ». Dans cet acharnement à s’assumer, Ã
chercher à subvenir aux besoins de sa famille qui préoccupe le Bamiléké, tout
est vertu, mis à part un côté excessif où l’individu a tendance à s’oublier soimême.
Si tous les Camerounais pouvaient avoir cette culture de l’effort soutenu,
le pays ne s’en porterait que mieux. Les Bamiléké sont présents dans tous les secteurs de l’économie nationale
comme en témoignent quelques données statistiques publiées par Jean-Pierre
Warnier que Jean-Baptiste Onana9 reprend à son compte :
« le dernier recensement de 1976 atteste aux Bamiléké un poids économique
loin d’être négligeable : 58% des importateurs nationaux, 94% des
propriétaires des boutiques dans les grands centres urbains, 75% des
négociateurs de cacao et de café, 47% des grossistes industriels, 80% des
patrons de la flotte de taxis, 50% des commerçants informels, 75% des
hôteliers et 50% des transporteurs routiers interurbains »10.
Au regard de ces données qui restent à actualiser et qui portent finalement
sur tous les gros ensembles de la vie économique nationale, on remarque que le
taux moyen de l’implication des Bamiléké dans l’économie nationale s’élève Ã
plus de 66%. C’est une performance plus que honorable qui devrait amener Ã
considérer ce groupe ethnique comme une force sur laquelle le développement
de notre pays doit absolument s’appuyer. Les combattre, c’est combattre
l’économie du Cameroun, il faut qu’on se le dise !
Dans la Fonction publique, les Bamiléké occupent, en plu

